Le consul général du Maroc à Oran a quitté l'Algérie
Algérie Maroc

Le dérapage langagier du consul marocain à Oran qui a traité  l’Algérie de « pays ennemi »  a suscité une avalanche de réactions  parmi  la classe politique et les internautes et youtubeurs algériens, en général. Si dans ces réactions le peuple marocain qualifié de peuple frère a été ménagé, le Makhzen ,quant à lui, a eu pour son grade et a reçu une volée de bois vert, avec en prime des leçons sur les us et les coutumes diplomatiques

L’accord est unanime parmi tous ceux qui ont réagi à cet impair diplomatique sur la nécessité de  renvoyer le consul indélicat et d’exiger des excuses officielle du gouvernement marocain.  

«  Le Consul marocain n’a accordé aucune importance aux conséquences qui peuvent découler de ce grave dérapage » a déclaré le Rassemblement national démocratique (RND), en affirmant qu’il appuiera, dans ce cadre, la position officielle de l’Algérie.

De son côté, le Mouvement El Binna a exprimé son regret et son indignation face aux propos du Consul ,et a invité les autorités des deux pays à prendre une « une position ferme pour protéger les rapports de fraternité contre cette imprudence et ces propos irresponsables ».

Pour sa part, le FLN a qualifié les propos du consul de « dérapage et de dépassement dangereux au vu des us diplomatiques et des règles d’hospitalité ». Il estime qu’il est indispensable de « prendre les mesures appropriées à l’encontre de ce consul pour éviter toute répercussion pouvant attenter aux relations bilatérales ».

« De tels propos renseignent sur l’inconscience et l’absence de vision auprès de ce diplomate qui semble en rupture avec la pratique diplomatique » soutient de son côté, le parti Front El Mostakbal qui a appelé à sévir contre le diplomate marocain, conformément aux mœurs et lois diplomatiques en vigueur.

Le Mouvement démocratique et social (MDS) voit dans la sortie du consul marocain « une fuite en avant des autorités marocaines qui, à défaut de pouvoir venir en aide à leurs ressortissants coincés en Algérie à cause de la pandémie de coronavirus, tentent de mettre cette carence sur le dos des autorités algériennes pour ne pas subir les foudres de leurs concitoyens ».

Pour le MDS, la sortie incongrue de ce diplomate ne saurait altérer les relations de voisinage en les deux peuples frères « qui luttent, chacun de son côté, pour son émancipation sociale, ses droits et pour la liberté et surtout pour la construction du Grand Maghreb, tant souhaité par les peuples de la région ».