Dans une déclaration rendue publique,ce vendredi, à l’occasion du 75e anniversaire des massacres du 8 mai 1945, le FFS a souligné l’importance de préserver dans la mémoire collective  le souvenir des martyrs et a rappelé les velléités colonialistes  tendant à  porter atteinte à l’unité et à la souveraineté nationales sous   couvert d’ingérence humanitaire, de  protection des minorités et d’intervention pour faire respecter les droits de l’homme.

En sus de son hommage appuyé aux  martyrs dont les noms sont liés au 8 mai 1945 et au 1 novembre 1954 et de ses mises en garde, le FFS  s’est incliné également sur la mémoire de tous les  martyrs de la démocratie tombés à partir de 1963 dans leur soulèvement et leur combat  pour reconquérir l’indépendance confisquée par l’armée des frontières.

En guise de  reconnaissance et de réparation  aux martyrs oubliés et marginalisés , le FFS préconise l’octroi du statut de martyrs aux victimes de mai 1945,  la réhabilitation des militants du FFS morts au combat  en 1963  et le rétablissement des droits spoliés aux  moudjahidines engagés dans les rangs du FFS en 1963.  

La présente commémoration doit servir, selon le FFS,  à engager des mesures politiques courageuses à l’effet de  réconcilier le peuple avec ses institutions et accélérer  l’édification d’un État de droit, démocratique et social.

Comme exemple de mesures, il cite  la libération des détenus politiques et d’opinion, l’organisation d’un véritable dialogue inclusif, l’élaboration et l’adoption d’une nouvelle Constitution par une Assemblée Nationale démocratiquement élue et la réhabilitation des idéaux et des espérances de l’Appel du 1er Novembre et du Congrès de la Soummam.

Le FFS insiste, dans ce cadre, sur la nécessité d’aller vers ces mesures d’accompagnement et qu’il  est encore temps d’agir, car  soutient-il « Le jugement de l’Histoire ne pardonnera pas les atermoiements de ceux qui ont l’autorité de répondre aux aspirations du peuple et qui ne le font pas »