Démis de ses fonctions en décembre 2013, l’ex-directeur de la santé de Tipasa, Amokrane Ammar qui  a frappé à toutes les portes pour dénoncer l’injustice  dont il dit avoir été victime  de la part l’ancien système, du temps de l’ancien ministre de la santé, Abdelmalek Boudiaf, attend impatiemment un geste fort des autorités actuelles du pays pour sa réhabilitation et  sa réintégration dans son poste.

 « J’ai  usé de toutes les voies réglementaires pour me faire entendre mais en vain. Je m’en remets donc à la presse libre  pour dénoncer l’injustice dont je suis victime depuis Décembre 2013 car j’ai osé dire non au système de Fakhamatouhou à travers ses représentants de l’époque (Wali, Ministre, Chef de cabinet,  Secrétaire General) tous ligués contre moi, simple Directeur de la Santé de 2005à 2013 car je ne voulais pas marcher dans leurs combines », a-t-il confié à l’Express DZ.

Sacrifié par le fait du prince parce que selon ses déclarations  « il a osé tenu tête à la mafia de l’époque et à ses prolongements », Ammar Amokrane qui a désespéré de l’ancienne Algérie, espère que la nouvelle Algérie puisse lui rendre justice et le rétablir dans ses droits  confisqués.

 «  On m’a mis à la porte à 55 ans parce que je ne courbais pas  l’échine devant  la mafia. Je me retrouve aujourd’hui avec une retraite incomplète  car je ne comptabilise pas les 15 ans exigé par le décret »  nous déclare-t-il. Aigri, désabusé, il garde un goût amer de  l’injustice  qu’il a subie,  mais confiant  Il dit avoir quand même repris espoir avec l’avènement de la nouvelle Algérie. La demande de réintégration qu’il a introduite récemment auprès des autorités compétentes ne restera certainement pas lettre morte, d’autant plus que l’Algérie a besoin  accru en ces temps de crise  sanitaire de  toutes ses compétences médicales.