Alors que le monde  a les yeux braqués sur la pandémie du Covid-19,  des nuées de milliards de criquets pèlerins  sont en train de réduire à néant les cultures de plusieurs pays du Moyen-Orient et de la corne d’Afrique.  Le Kenya,  l’Ethiopie, la Somalie, la Tanzanie et l’Ouganda vivent actuellement  une  grave crise acridienne  qui met en péril  leur sécurité alimentaire.

Surgis de la Péninsule arabique, ces criquets  qui  ont envahi jusqu’à maintenant  plus d’une dizaine de pays (Le Yémen, l’Arabie saoudite, L’Iran, l’Irak, le Pakistan, le Kenya, l’Ethiopie…)  représentent, selon la FAO «  une menace sans précédent pour la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance ».

En effet, selon plusieurs experts cette  crise acridienne est  la pire depuis plus d’un demi-siècle pour certains pays à l’exemple du Kenya. Inquiète de l’évolution de cette  invasion acridienne, reléguée à l’arrière-plan à cause du Covid-19, l’ONU  a mis un plan d’urgence de 72 millions de dollars pour lutter contre ce fléau.

Consommant jusqu’à  400.000 tonnes de végétaux par jour et parcourant entre 100 et 150 kilomètres par jour, les criquets pèlerins est une autre menace qui fragilise sérieusement, en ces temps de ralentissement planétaire, l’économie de nombreux pays.