Depuis quelques temps, Le fils cadet du général Khaled Nazar, Lotfi Nezzar, qui fait objet de poursuites judiciaires à l’intérieur et à l’extérieur du pays, ainsi que son père, a entrepris une compagne d’acharnement à l’encontre de certains cadres irréprochables de l’Armée Nationale Populaire (ANP) sur le site d’information Algérie patriotique qui lui appartient.

 Cette campagne a, selon toute vraisemblance, pour but de discréditer et de ternir l’image d’une institution qui a sauvé le pays d’une véritable guerre civile, un chaos concocté à l’intérieur et à l’extérieur du pays.

 Il faut savoir que cette attaque en règle de certains hauts gradés de l’armée coïncide avec la décision de fermeture de l’une de ses entreprises qui active dans le secteur des Technologies de l’Information et de la Communication à savoir « Smart Link Com SLC ». Cette dernière a été en effet, le 31 Juillet 2019, rappelé à l’ordre  par l’Autorité de Régulation de la Poste et des Communications Electroniques (ex ARPT).

 L’entreprise est, en fait un groupe composé de SLC Smart Link Communication  et de sa filiale Divona, propriété du général  Khaled Nezar dont le fils gère le portefeuille.

 L’Autorité de Régulation de la Poste et des Communications Electroniques a rendu public en ce temps-là un communiqué de presse dans lequel elle avait tenu à rassurer les clients  des deux opérateurs cités  précédemment sur la pérennité du service V.SAT et qu’ils peuvent se rapprocher des opérateurs dont la liste est disponible sur le site électronique de l’Autorité (www.arpce.dz), ou de soumettre une demande directement à l’Autorité à l’adresse électronique : [email protected]; Tout en confirmant les décisions du non-renouvellement de la licence à l’entreprise du général Nezzar.

L’article ou la diatribe postée sur Algérie Patriotique, à priori, a pour but de désigner certains cadres de l’ANP comme les principaux accusés dans des « affaires douteuses » (sans apporter bien évidemment de preuves) pour venir en aide à l’ancienne ministre du MPTTN Imen Houda Feraoun actuellement convoquée par la justice.

Pourquoi Khaled Nezzar s’attaque à une institution qui a fait de lui l’un des militaires les plus hauts gradés de l’histoire de l’Algérie ?  

Selon certaines sources, le général à la retraite et son fils tentent de noyer le poisson dans l’eau pour faire oublier l’affaire qui les concerne actuellement et qui est entre les mains de la justice militaire.

 En ce sens il est utile de rappeler que l’entreprise appartenant  à la Famille Nezzar avait bénéficiée de largesses incommensurables et d’avantages illégaux durant le règne de Bouteflika.

 Les Nezzar sont à ce sujet soupçonnés par la justice d’intelligence avec des pays étrangers, autrement dit d’espionnage, ce qui n’est pas une mince affaire.

Le  06 Aout 2019, le tribunal Militaire de Blida avait délivré un mondât d’arrêt international à l’encontre de Khaled Nezzar ancien général-major de l’ANP à la retraite et ancien ministre de la défense, figure controversée de la décennie noire (1991-2001) ainsi que son fis Lotfi Nazar et l’homme d’affaire Farid Benhamdine propriétaire d’une entreprise pharmaceutique qui passe pour être l’intermédiaire entre les Nezzar et Saïd Bouteflika.

 De lourdes accusations pèsent sur les trois personnes notamment complot contre l’état et atteinte à la souveraineté  national, conformément aux articles 77 et 78 du code pénal et de l’article 248 du code pénal militaire.

Le général fugitif, en s’attaquant sans vergogne à des cadres de l’armée qui ont consacré leur vie au service de ce pays, a raté encore une fois l’occasion de la fermer. L’histoire retiendra surtout de lui son serment trahi et sa déloyauté envers son propre pays.