Le président du Comité olympique et sportif algérien (COA), Mustapha Berraf, a confirmé mercredi sa décision « irréversible » et « irrévocable » de quitter l’instance olympique, moins de 24 heures après le rejet de sa démission « verbale » par le Bureau exécutif.

« On a attenté à mon honneur et celui de ma famille, ma démission est irréversible et irrévocable, c’est mon dernier jour en tant que président du COA », a déclaré Mustapha Berraf à l’APS.

Berraf avait annoncé mardi, lors d’une réunion du Bureau exécutif du COA, sa décision de quitter son poste, « fatigué » face aux « attaques répétées » dont il fait l’objet « lui et sa famille ».

Mais les membres du Comité exécutif, dans un communiqué non signé mais avec l’en-tête du COA, ont rejeté à « l’unanimité cette décision » et « demandé au président de continuer sa mission, afin de ne point perturber la bonne marche de l’instance nationale olympique et la préparation des athlètes aux Jeux olympiques 2020 ».

« Ma décision a été notifiée au Comité exécutif, la réunion d’hier (mardi) était officielle, pas informelle. Elle a été consignée dans le PV. Cette démission sera présentée devant les membres de l’assemblée générale, dont la réunion sera arrêtée par le président intérimaire Hammad », a indiqué le président démissionnaire.

Enfin, Berraf a informé que sa démission « n’allait pas perturber » son travail en tant que président de l’Association des comités nationaux olympiques d’Afrique (ACNOA) et membre du Comité international olympique (CIO).

Contacté par l’APS, un membre du Bureau exécutif avait indiqué mardi que Mustapha Berraf voulait démissionner sous la « pression » des membres de sa famille « qui n’en pouvaient plus » face aux « attaques répétées » dont ils font l’objet.

Pour le Comité exécutif, le président du COA, à qui il lui a réitéré son « soutien total », fait l' »objet d’un harcèlement moral et d’attaques injustes et répétées touchant à sa personne, à sa dignité et à celle de sa famille émanant des mêmes personnes depuis le début du mandat olympique ».