Il y a une année jour pour jour, le peuple algérien excédé par des années  de Hogra, de passe-droits, de fraudes électorales, de détournements de biens publics, est sorti en masse dans les rues pour dire au système « du balai !».  Comme un seul homme, il s’est soulevé dans cette journée qui restera mémorable pour donner un coup de pied dans la fourmilière du  système honni qui voulait s’enraciner davantage  par  l’entremise d’un cinquième mandat.

Inédit dans l’histoire postindépendance du pays, ce mouvement né d’appels anonymes relayés par les réseaux sociaux a vite mis fin aux ambitions du clan Bouteflika et aux prétentions des politiciens « Khobzistes », qui se sont accaparés, grâce à la fraude électorale et à la politique des quotas, de plusieurs strapontins et pans du pouvoir.

Ce sursaut a balayé d’une pichenette les prévisions et  les logorrhées de plusieurs analystes  qui qualifiaient les Algériens, de peuple soumis, résigné, fataliste, désuni, incapable de prendre son destin en main. Dans un pays où la « chitta » aux tenants du pouvoir est devenu quasiment un métier où point certains s’en vantent publiquement, il était vrai, impensable pour beaucoup d’envisager  un tel sursaut.

Une année depuis que ce mouvement ait pris forme beaucoup de choses ont chargé en Algérie. Outre l’incarcération des  principales figures de l’ancien système, il apparaît une volonté de mettre fin aux liaisons dangereuses (patronnat-politique) entretenues et même encouragées par les anciens gouvernants.

Si des acquis ont été  arrachés de haute lutte, il reste que pour le  Hirak tous les objectifs se ont  pas encore atteints. Qu’il s’agisse de l’instauration irréversible d’un état droit  avec ses corollaires d’une justice indépendante, une  presse libre, et le respect des libertés  individuelles et collectives, ou de la libération des détenus, ou encore  de la récupération des biens publics détournées…beaucoup  de choses restent encore à concrétiser pour donner naissance à la deuxième république souhaitée par le peuple algérien.

Décrété  par Abdelmadjid Tebboune  comme « Journée nationale de la fraternité et de la cohésion entre le peuple et son armée pour la démocratie » , le 22 février est considéré par de nombreux citoyens comme la journée où le peuple algérien s’est libéré du joug du système politique qui l’a dirigé depuis l’indépendance du pays.