Quel terrible drame qui secoue l’Australie ? Des incendies ravagent le pays depuis le mois de septembre dernier et le bilan humain est alarment 27 morts, sans oublier les centaines de milliers d’hectares d’arbres et d’animaux calcinés. Une vraie catastrophe écologique ! De l’autres côté de la planète les brésiliens continuent leur déforestation sauvage afin d’augmenter les surfaces des terres cultivables. Selon The Wall Street Journal, les grands groupes internationaux, comme Nestlé et H&M ont modifié leur chaîne d’approvisionnement en matière première. Selon ce même journal, le groupe H&M n’achètera plus de cuire aux producteurs brésiliens tant que les fournisseurs ne pourront pas prouver que leur bétail n’est pas élevé ou nourri dans des zones déboisées. Quand est-il chez nous ? Du jamais vu, des serpents au mois de décembre en Kabylie, région qui est connue par son froid hivernal ! Désormais, le changement climatique est là ? Les déforestations sauvages et les flammes qui secouent le pays chaque été ont laissé leurs empreintes. La désertification et la dégradation des terres qui ne cessent de se dégrader, sans avoir un politique écologique fiable et durable, sont toujours d’actualité ? Il n’est plus question ici de réduire la question écologique aux flammes uniquement et l’augmentation de la température ? En effet, l’écologie est une question globale et non pas uniquement quelques facteurs, qui sont certes la conséquence d’une absence de culture écologique. Désormais, la question écologique est devenue primordiale en plus de celle de stabilité politique.    

On parle plus de niveau de la pollution dans nos grandes villes, avec des nombres de véhicule qui circulent tout au long de la journée ? On parle plus des poubelles ménagères et industrielles jetées à tout heure de la journée, sans organisation, ni des lieux de décharge spécialisées ? On parle plus de nos décharges sauvages éparpillés à la sortie de nos villes et de nos villages ?  On parle plus, de nos eaux usées versées dans nos oueds (rivières) et en méditerranée ? On parle plus, de centaine de bouteille en verres et en plastics jetées dans la nature, nos forêts ? etc. La liste est long, car la question écologique en Algérie n’est pas encore à l’ordre de jour et portant elle touche le quotidien de nos concitoyens. Nous avons besoin d’avoir des statistiques sur le nombre des personnes asthmatiques, de nos personnes en difficultés d’infertilités, des problèmes de santé en générale en lien avec la pollution chaque année?

En outre, la gestion des espaces verts dans nos villes et nos villages est-elle réfléchie pour mieux améliorer  le cadre d’aménagement de nos espaces publiques ? Y a-t-il des formations qui préparent des apprentis à des métiers qualifiantes en espace vert ? Comment introduire une nouvelle culture écologique dans nos écoles, dans notre société, voire-même dans la culture familiale ? Ces sont  un ensemble  de questions et d’autres, qui peuvent nous inscrire dans une nouvelle culture écologique, loin du la culture de la consommation et du capitalisme sauvage…

Yazid HADDAR