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Sellal enfonce Bouteflika et Ouyahia ne sait pas d’où viennent les 30 milliards trouvés sur son compte

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Echanges entre Ouyahia, le procureur et le juge :

Le procureur de la république : Selon que critères vous aviez choisi les opérateurs ? et ils étaient qui ?
Ouyahia : «Les opérateurs étaient Renault, qui était là après l’accord avec Peugeot et Tahkout SOVAC qui était là avant 2016, et nous avons aussi accordé un agrément à Kia. Et tous ces opérateurs ont commencé avant que je sois là».
Le procureur : le cahier des charges n’a pas été rédigé conformément à la loi. Vous avez exclu l’opérateur turc Amin Auto.
Ouyahia : «Jai demandé au ministre de l’industrie d’intégrer le partenariat étranger dans l’investissement».
Le Juge : mais vous avez enfreint la loi.
Ouyahia : «Je n’ai fait que donner mon avis au ministre de l’industrie à propos du partenariat étranger, et cela n’a pas été dans l’intérêt d’aucun opérateur… »

A propos des comptes bancaires et comptes CCP d’Ouyahia
Le juge à Ouyahia : Vous avez deux comptes bancaires et un compte CCP que vous n’avez pas déclaré, et les transactions effectuées dans ces comptes ont atteint 30 milliards de centimes en 3 ans.
Ouyahia : «La dernière activité dans mon compte CCP remonte à 1993, et il y’avait 1500 DA. Je n’avais pas déclaré mon compte BDL à Staoueli, parce que la provenance de son contenu n’est pas en relation avec mon activité».

 Le juge interroge Abdelmalek Sellal
Le juge
 : Vous êtes accusé d’accorder des privilèges illégaux, de financer une campagne électorale et de d’accorder un cahier des charges non conforme à la loi
Sellal : «En quelle année ?»

A propos de la campagne électorale de Bouteflika
Le juge cite à Sellal : les accusations portées sur le financement illicite de la campagne électoral de Bouteflika,
Sellal : «J’ai participé à la campagne, puis on m’a écarté».
Le juge : Je vous parle sur le financement.
Sellal :  « Je suis parti avant le lancement officiel de la campagne».
Le juge : «Qui a transféré des fonds dans des comptes ouverts à ton nom ?»
Sellal : «Toute la responsabilité revient au candidat, nous n’avons été que des bénévoles. J’ai signé les papier d’ouverture des comptes, et je ne savais pas sur quoi j’ai signé. Ensuite, j’ai fermé les comptes après avoir été écarté de la campagne».

Quant à l’ancien Premier ministre, Abdelmalek Sellal celui-ci a été interrogé par le juge au sujet des sources de financement de la campagne électorale de l’ancien président, Abdelaziz Bouteflika, de 2014 : «Je n’étais pas concerné par le financement de la campagne électorale», a répondu l’ancien Premier ministre qui était membre du staff ayant mené la campagne électorale de 2014 du candidat malade.

 Pour rappel, à l’ouverture de cette audience publique, le juge avait indiqué que «trois dossiers ont été fusionné en un», tandis que le collectif de défense avait estimé que «l’élément matériel pour le déroulement du procès n’est pas établi». Un impressionnant dispositif de sécurité a été déployé aux alentours du tribunal Sidi M’hamed en vue de la sécurisation du périmètre. Le procès se poursuit toujours…

 

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