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Procès des 42 détenus du hirak: Le RCD estime que les juges sont mis devant leurs responsabilités

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Alors que le procès des 42 détenus du hirak n’a pas encore livré son verdict, le RCD a estimé ce lundi que l’indépendance de la justice que les juges ont réclamée durant leur grève sera «mise en examen» dès ce lundi à l’occasion de la comparution des détenus devant le tribunal de Sidi M’hamed .

«Une autre fois, les magistrats seront mis à l’épreuve devant le tribunal de l’Histoire et le fait accompli après leur grève, eux qui ne cessent de persister sur l’indépendance de la justice dans notre pays, une indépendance qui sera mise en examen dès demain et ce, après plus de quatre mois de détention sans motif ni chefs d’inculpation valables vis-à-vis des lois de la République», écrit le RCD dans un communiqué rendu public : «Une occasion en or leur est offerte pour juger dignement ces otages injustement et arbitrairement incarcéré(e)s», estime-t-il.

Tout en réitérant sa solidarité «indéfectible et son soutien infaillible aux détenu(e)s», ainsi que leurs familles, le RCD assure qu’il continuera à «se battre bec et ongles à leurs côtés jusqu’à leur acquittement et leur libération qui s’exige immédiate et inconditionnelle !».

 Arrêtés pour la plupart au mois de juin dernier pour le port de l’emblème amazigh, ces détenus sont accusés d’«atteinte à l’unité nationale». Le procureur de la république a requis deux ans de prison ferme assortis d’une amende de 100 000 DA ont été requis à l’encontre de sept manifestants par le tribunal de Sidi M’hamed.

Quarante-deux (42) manifestants devrait être jugés par le tribunal de Sidi M’hamed. Un autre groupe de détenus comparait en ce moment devant le juge. Il s’agit de Amar Acherfouche, Arezki Chami, Hilal Yahiaoui, Abdelbasset Khebani, Mohand Ameziane Behloul, Nabil Bounouh et Kamel Boualouache. Les sept détenus ont été arrêté le 28 juin 2019 pour avoir brandi le drapeau amazigh.

Pour Mustapha Bouchachi membre du collectif de défense des détenus: «ces jeunes ont été lésés en les laissant en prison pendant plusieurs mois, c’est une véritable injustice. Mais nous avons un grand espoir qu’ils soient tous libérés aujourd’hui».

 Me Djamel Benyoub a déclaré quant à lui que «les détenus n’ont commis aucun délit qui doit être punis par la loi surtout qu’il n’existe aucun texte de loi qui interdit le port de drapeau amazigh. Notre espoir est de voir aujourd’hui une justice libre et indépendante, une revendication tant réclamée par les magistrats lors de leur grève. C’est donc une occasion pour les juges de montrer à l’opinion publique que la justice a réellement gagné son indépendance et ceci par la libération de tous les détenus du hirak». Selon les avocats, le verdict pourrait être prononcé à la fin des procès de 42 détenus.

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