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Les pieuses pensées vont aussi vers ceux-là…

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Pendant les fêtes religieuses, comme c’est le cas du « Mawlid Nabawi» (célébration de la naissance du prophète, Mohamed, QSSSL), les pensées vont vers les personnes absentes ou disparues. Elles vont aussi vers les enfants hospitalisés ou démunis.

Il est clair que les nécessiteux de nos jours ne sont pas seulement ceux issus de familles dans l’incapacité d’offrir à leur progéniture un repas copieux et des pyrotechniques, histoire de bien « s’éclater » durant toute la soirée et des fois jusqu’au petit matin. Dans ce genre de circonstances, très peu se soucient de l’incommodité procuré par le vacarme des pétards et des fusilles, importés frauduleusement, mais importés quand même, aux personnes âgées et aux malades. Une habitude intruse, ne correspondant nullement à la vie en société, ni aux préceptes religieux.

Les enfants en « survie » dans des pays en guerre, sont également concernés par ces pieuses et sincères pensées. C’est le cas, malheureusement, des Yéménites et des Syriens, qui ne pensent plus à faire la fête depuis des années déjà.

Les plus chanceux d’entre eux possèdent encore un parent pour les mettre à l’abri des bombardements incessants et autres aléas de la guerre des temps modernes. Une guerre où les missiles et autres projectiles, sont largués par avions « télé-pilotés » à des centaines, voire des milliers, de kilomètres, qu’on appelle, froidement : « Drones ».

Cependant, les tuteurs restent impuissants devant la rareté des denrées alimentaire, d’eau potable et surtout de médicaments. Des enfants yéménites meurent, quotidiennement, de faim ou d’infections anodines, curables, en temps normal, avec de simples antibiotiques. Une mort cruelle retransmise, en direct, par les chaînes de télévisions pour être vue par le monde entier, dans une indifférence déconcertante et un silence complice.

En ces temps de fêtes religieuses, l’empathie d’un être-humain, normalement constitué, se dirige aussi vers les enfants naissants et grandissants sous l’occupation. Les Sahraouis et les Palestiniens sont deux bons exemples d’enfants vivants la frustration de ne pouvoir festoyer convenablement et librement.

Leur privation de liberté et d’indépendance est là, avant même leur arrivée au monde. Ils naissent colonisés, sujets sous les couleurs d’un Etat tiers, parvenu, par force ou par complicité, à s’emparer des terres de leurs aïeux et de leurs parents. De leur terre, leurs richesses.

C’est justement ces enfants-là qui occupent une place particulière dans le cœur des Algériens petits et grands. Ces Algériens qui ont connu l’amertume et les affres de la colonisation en l’ayant vécu dans leur chair pour les plus âgés, ou appris pour les plus jeunes.

Il faut le dire : ni l’ancien secrétaire général du FLN ni quelqu’un d’autre, ne pourra convaincre ces hommes et ces femmes de demain, que l’indépendance de leur pays est une « chimère».

Même l’histoire de la « marocanité du Sahara occidental », inventée de toutes pièces, par ce responsable, pour plaire à ses protecteurs actuels ou futurs, ne pourra dérouter ces enfants de la voie de la longue lutte menée pour l’indépendance de leur pays.

Il est autant impossible de convaincre les centaines d’enfants palestiniens, qui peuplent les prisons israéliennes, et ceux qui animent, tous les jours, depuis des mois, la énième « Intifada » (révolte), que leur pays « appartient, depuis des lustres, à un Etat sioniste » et que cela constitue un « fait accompli irréversible ».

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