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Risques liés au paiement différé : les pouvoirs publics jouent l’apaisement

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Les pouvoirs publics semblent avoir pris en considération les craintes exprimées par les opérateurs de l’industrie de l’électronique et de l’électroménager, dès l’annonce de la substitution du paiement cash pour l’importation des kits SKD/CKD.

L’annonce mardi de l’installation d’un comité, chargé d’évaluer l’impact du paiement différé sur la trésorerie, se veut une réponse apaisante à la panique enregistrée chez ces opérateurs, structurés au sein d’un collectif en phase de devenir une association.

C’est la ministre de l’Industrie et des Mines, Djamila Tamazirt, elle-même qui a fait savoir que ce comité regroupait à la fois des représentants de son département et de celui des Finances, précisant que la motivation majeure de remplacement du mode de paiement cash par un autre différé, de neuf (9) mois, était la « préservation » des réserves de changes de l’Algérie, en ces temps de vaches maigres.

Le dialogue entre pouvoirs publics et opérateurs économiques concernés par ces procédures d’importation, était « permanent », selon cette responsable. Dans ce cadre, la ministre de l’Industrie et des Mines avait reçu récemment des représentants du collectif pour écouter leurs doléances et tenter de trouver des solutions qui arrangent l’ensemble des parties.

Dans un communiqué rendu public le 29 octobre dernier, le collectif des fabricants de produits électroniques et électroménagers avait estimé que le paiement différé de neuf (9) mois, comportait « différents risques » notamment un « manque à gagner » au profit des banques étrangères.

Cependant le risque qui donne « froid au dos » est celui d’ « un arrêt des usines dès décembre prochain » et la compression de plus de « 40. 000 employés », a averti le collectif.

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