Le Premier ministre, Nourredine Bedoui a annulé, une instruction, diffusée par son prédécesseur Abdelmalek Sellal en 2016, de geler toutes leurs relations commerciales avec les entreprises suisses et imposé un embargo sur des produits de ce pays leur interdisant toute relation commerciales avec les sociétés suisses.

Bedoui a ainsi autorisé les groupes et entreprises publics à renouer des relations de business avec les sociétés immatriculées en Suisse. Le gouvernement helvétique avait alors rejeté une requête non officielle, relatives à Chakib Khelil.

L’ancien régime de Bouteflika alors au pouvoir avait demandé au gouvernement suisse, l’arrêt de ce qu’elle considérait comme un harcèlement contre Chakib Khelil qui dispose de comptes bancaires où sont déposés des millions de dollars, objets de plusieurs commissions rogatoires notamment italiennes.

Devant le refus du gouvernement helvétique de satisfaire les demandes de la bande à Bouteflika, Sellal avait interdit aux entreprises publiques toute relation de business avec les entreprises de ce pays. Et ce sont les entreprises européennes proches du sérail, surtout celles de l’agroalimentaire, qui ont profité de cette crise et ont encouragé les tensions entre Alger et Genève.