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En raison de la disparition d’Aigle Azur: Hausse annoncée des prix de billets d’avions sur le réseau Algérie

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Les faillites brutales d’Aigle Azur et XL Airways a provoqué une hausse mécanique du prix des billets d’avions. La disparition de ces deux compagnies, qui opéraient respectivement des liaisons vers les Antilles et l’Algérie, a entraîné une baisse du nombre de vols disponibles.

Conséquence pour les passagers : la demande est plus importante que l’offre et les prix augmentent mécaniquement. Selon Skyscanner, un comparateur de vol, le prix des billets d’avions vers l’Algérie au départ de la France a augmenté de 7% depuis l’année dernière à la même période.

Cette poussée s’explique par d’autres facteurs, comme la hausse du baril de pétrole, mais la diminution de l’offre disponible accentue la flambée des prix sur ces destinations. Une situation susceptible de durer, malgré la réaction des compagnies aériennes opérant sur les mêmes lignes. Un porte-parole d’Air France indique que les offres vers l’Algérie ont été renforcées dès l’arrêt des opérations d’Aigle Azur, pour faire face à la demande, «avec l’utilisation d’appareils de plus grandes capacités».

Répondant, ce dimanche, à certaines questions dans un entretien accordé à l’APS, le P-dg de la compagnie nationale aérienne, Air Algérie, Bakhouche Allèche, a anticipé sur une éventuelle hausse des tarifs justifiant cela par le fait que les prix des billets d’avion «sont soumis à la règle de l’offre et de la demande», mais surtout influencés par la concurrence, le facteur temps et le remplissage des appareils : «Aujourd’hui, les tarifs aériens ne sont pas statiques et sont soumis à une gestion dynamique qui est fortement influencée par la concurrence, le facteur temps et le remplissage des avions», a expliqué M. Allèche.

Interrogé sur les autres facteurs déterminant les tarifs des billets d’Air Algérie, outre la concurrence, le temps et le taux de remplissage, il a cité «les choix personnels du client en termes de dates de voyage et d’achat du titre de transport». Ainsi, sur une destination donnée, le prix d’un billet acheté au mois de janvier diffère grandement de celui acheté durant les mois de juillet et août, a-t-il soutenu : «Cela est vrai pour toutes les compagnies aériennes du monde. Je vous ferai remarquer que c’est également vrai pour beaucoup de services liés au voyage comme les hôtels et les moyens de transport (location de voitures)», a-t-il souligné. Dans ce domaine, la comparaison, a-t-il poursuivi, «n’est vraiment pas raison, vous trouverez par exemple des billets sur le réseau intérieur français qui peuvent coûter plus chers qu’un Paris-New York». 

Il a également souligné que chez Air Algérie, la classe économique correspond à environ «dix tarifs pouvant aller du simple au double, voire triple pour un même vol, alors que sur d’autres compagnies, le nombre de tarifs peut dépasser la vingtaine». En basse ou intersaison, la compagnie offre des tarifs «très abordables et à la portée des bourses les plus modestes et même les vols en haute saison, achetés plus tôt sont généralement moins onéreux», a noté M. Allèche : «Quoiqu’on dise, nous évoluons dans un marché très concurrentiel.

Les alignements de tarifs, qui se font toujours à la baisse, ne sont pas le résultat d’une quelconque entente entre compagnies, mais tout simplement le résultat de la veille concurrentielle pratiquée par tous les opérateurs du marché», a-t-il soutenu.

Il a, à ce propos, rappelé qu’Air Algérie avait introduit sur le marché, quelques années en arrière, le concept de la franchise bagage de 30 kg en classe économique et beaucoup de compagnies opérant sur le marché algérien «ont été obligées de la suivre».

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