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Selon un rapport de situation de la Banque mondiale du mois d’octobre 2019 L’Algérie 3eme économie de la région MENA

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L’Algérie est classée troisième (3eme) économie de la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA) et locomotive du Maghreb, selon un rapport de la BM du mois d’octobre en cours. L’Algérie fait partie des quelques pays qui sont parvenus à faire reculer la pauvreté de 20 % en 20 ans. L’Algérie a accompli de remarquables progrès pour chacun des indicateurs clés du développement humain. Désormais classée 83e sur 188 pays selon d’indice des Nations Unies, l’Algérie rejoint la cohorte des pays ayant un niveau de développement humain élevé. L’espérance de vie à la naissance a progressé de 16,6 ans et la durée moyenne de scolarisation de 5,8 ans. Avec un taux net de scolarisation en primaire de 97 % en 2015 (et la parité filles/garçons), le pays a atteint l’objectif de scolarisation universelle-sachant qu’il affiche également un taux élevé de scolarisation dans le supérieur. Mais, à terme, le gouvernement va devoir améliorer la qualité de l’éducation dispensée, puisque l’Algérie se classe 71eme sur 72 dans l’étude PISA de 2015, qui mesure les compétences des jeunes de 15 ans en sciences et en mathématiques. Tandis que les effets encore largement positifs de cette prospérité partagée ont contribué à la stabilité socio économique d’ensemble de l’Algérie, «le coût des programmes sociaux et des subventions qui ont permis ces avancées n’est plus tenable» depuis la baisse des prix pétroliers estime la BM. L’Algérie connaît, comme ses voisins, un «tarissement des revenus des hydrocarbures», qui ont fondu de moitié depuis quelques années, qui explique «l’épuisement rapide de ses réserves de change». D’autant plus, ajoute le rapport que des «problèmes structurels entravent la croissance dans le secteur hors hydrocarbures et que l’inflation continue de grimper». Pour la BM, la croissance économique de l’Algérie «s’est ralentie en 2017» sous l’effet d’un léger fléchissement de la production d’hydrocarbures et d’un essor toujours modéré des secteurs hors hydrocarbures. La montée du chômage «compromet la réduction de la pauvreté». Dix pour cent (10 %) de la population peuvent à tout moment retomber dans la pauvreté, sachant que les disparités régionales restent importantes, avertit la BM.

Par Said Farhi

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