pacte alternative démocratique

L’Alternative démocratique qui regroupe sept partis issus de la mouvance démocratique (FFS, RCD, PT, PST, UFC, PLD et le MDS) dénonce les interpellations et les inculpations contre des journalistes, les militants de partis, les syndicats et de la société civile «à l’exemple de RAJ, du réseau de lutte contre la répression, du collectif des parents des détenus et du CSVM-22 Fev dont le militant Hakim Addad, signataire du pacte de l’alternative démocratique». C’est ce qu’indique le communiqué de l’Alternative. « C’est un arbitraire politique» qui signe le «refus des tenants du pouvoir de tout changement démocratique». 

Selon ce regroupement le pouvoir mène actuellement une «campagne de terreur politique» contre les militants politiques et les manifestants pour imposer une élection présidentielle «au pas de charge» s’indignent les partis et organisations regroupés au sein du pôle de l’Alternative démocratique. «Affolé par l’ampleur du rejet populaire rencontré depuis février 2019 contre tout projet de restauration du système autoritaire, celui-ci accélère et accentue la campagne de terreur contre les militant(e)s politiques et les citoyens manifestant(e)s» indique le communiqué en insistant sur le fait que la volonté du pouvoir d’imposer la tenue de l’élection présidentielle se fait hors de «toute légalité juridique et légitimité politique».

Tout en exigeant la libération «immédiate et inconditionnelle» des détenus politiques et d’opinion, les membres de l’Alternative démocratique demandent aux magistrats de «s’opposer à toute forme d’instrumentalisation de la justice et d’abus de pouvoir contre les citoyens». En parallèle de cette brutalité institutionnelle ajoute le texte, «le pouvoir déploie une campagne de charme en direction des puissances étrangères dans le double objectif de continuer à bénéficier de leur silence et/ou protection et enfin pour entraver toute solidarité de leur opinion citoyenne» note communiqué qui accuse le pouvoir d’hypothéquer l’avenir des générations futures en adoptant des lois – finances et hydrocarbures «sans se soucier de son statut provisoire et de son illégitimité consubstantielle».

Pour les forces du pacte de l’Alternative démocratique, les décisions économiques illégales et illégitimes «adoptées par le pouvoir de fait, ne sauraient engager ni le peuple algérien ni l’Algérie de demain.» En parallèle à l’action de l’Alternative démocratique, la diaspora algérienne établie à l’étranger a lancé un appel pour la tenue des «Assises nationales de la transition» à travers un projet participatif et inclusif conduisant à un Etat de droit. L’organisation des «Assises nationales de la transition» permettront d’instaurer un débat serein sur le programme commun de transition pour une nouvelle République.

Ces «Assises» offrent, selon cette organisation, une formidable opportunité de dialogue où chacun peut exprimer sa vision, et où tous ensemble nous participerons à la refonte de nos institutions, pour une meilleure justice sociale, une redistribution équitable des richesses, une affirmation des droits et libertés et l’établissement d’un Etat de droit, est-il encore écrit. Le 5 octobre dernier s’est tenu à Nice un rassemblement de solidarité, comme dans plus d’une vingtaine de villes à travers le monde, à Bruxelles, Vienne, Paris, Strasbourg, Marseille, Toulouse, Lyon, New York, Washington, San Francisco, Houston, Ottawa, ou Montréal.