FFS: Election des nouveaux membres de l'Instance présidentielle

Dans un communiqué rendu public ce samedi et signé par le premier secrétaire du parti Hakim Belahcel, le Front des forces socialistes (FFS) a estimé que la forte mobilisation des Algériens à l’occasion du 31eme vendredi du hirak a montré que «le mur de la peur» est définitivement tombé.

«Des millions de nos concitoyennes et concitoyens ont bravé cette fois-ci encore la peur, la multitude de barrages sécuritaires, les intimidations, puis ils ont surtout défié la propagande haineuse, tendancieuse et mensongère d’une certaine presse aussi irresponsable que malveillante spécialiste de la fitna et de la discorde», écrit le parti.

Djezzy Binatna

«Les dernières tentatives des tenants du pouvoir qui visent à semer les graines de la discorde et de la psychose viennent de subir un autre revers», ajoute le parti socialiste. Le FFS croit toujours à la nécessité impérieuse et historique d’aller vers un dialogue sérieux, global et inclusif afin de «trouver une solution consensuelle» à la crise multiforme qui «met en péril l’avenir de notre peuple et de notre patrie», poursuit le FFS dans le communiqué.

Le FFS réitère son appel à l’installation d’un climat politique et social apaisé avant d’entreprendre une quelconque démarche pour régler la crise politique nationale.

«La libération immédiate de tous les détenus politiques et d’opinion et la levée de toutes les mesures d’exception et répressives sont des préalables urgents et indiscutables», conclut le parti de l’opposition.

Enfin vingt (20) maires tous issus de la wilaya de Bejaia ont décidé de boycotter le prochain scrutin présidentiel dans une déclaration commune, leur refus d’organiser l’élection présidentielle du 12 décembre prochain : «Aujourd’hui, 20 septembre 2019, nous, maires de la wilaya de Bejaïa, réitérons notre rejet de mettre en place les modalités techniques pour l’organisation des élections présidentielles du 12 décembre 2019 en Algérie, et de ce fait, déclarons officiellement notre refus catégorique à prendre part à cette mascarade électoraleNous nous élevons, également, contre les multiples viles pressions exercées par le pouvoir illégitime en place sur les secrétaires généraux des communes afin de les obliger à s’impliquer dans ce processus électoral avorté et leur rappelons que les maires sont, au vu de la loi, les seuls représentants de l’État au niveau de nos territoires respectifs», ont-ils ajouté dans la même déclaration.

«Aucune autorité ne peut se substituer aux élus du peuple et attestons que nous ferons tout pour empêcher le déroulement de ces élections qui ne sont en réalité qu’une émanation du pouvoir, et qui s’inscrivent dans une logique d’alternance clanique à l’intérieur de la diaspora de la honte et usurpatrice de la volonté de tout un peuple», ont conclu les maires des communes de Fénaia, Feraoun, Bouhamza, Amalou, Beni Maouche, Awzelaguen, Mcisna, Chemini, Sidi-Aich, El Flay, Akfadou, Tinebdar, Beni-Djellil, Ait-Rzine,Tazmalt, Semaoun, Chellata, Seddouk, Beni-Melikeche et Tamridjt.