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Belmadi explique sa méthode chez RMC: «J’ai dû enlever quelques éléments perturbateurs»

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Djamel Belmadi s’est confié ce mercredi sur les ondes de la radio RMC sur les chantiers qu’il a dû entreprendre pour mener l’équipe nationale à la victoire finale à la CAN. Près de deux mois après la victoire contre le Sénégal en finale (1-0), il a donné sur l’antenne de RMC des détails sur sa méthode de travail. Intronisé en 2018, l’ancien milieu de terrain a procédé à une profonde refonte structurelle de l’équipe qui «sortait d’un passage difficile» et pour qui «rien n’était réuni» pour s’imposer en Égypte.

Invité de  l’émission « Team Dunga » Belmadi explique avoir voulu cultiver une culture de la gagne chez ses joueurs dès sa première conférence de presse suivant sa nomination en 2018: «Je dis à ce moment-là qu’on va tout faire pour se qualifier et qu’après on va y aller en compétition et qu’on sera là pour la gagner. (…) Le message que je voulais envoyer, c’était de dire à nos joueurs qu’il faut avoir un discours un peu plus ambitieux, qu’on la gagne ou pas». 

L’autre chantier a été le rapport des joueurs au pays: «Il y avait beaucoup de choses à régler, notamment dans la perception de ce qu’ils avaient de l’équipe nationale. Ça a été souvent mal perçu, il y a eu de gros soucis entre les binationaux et ceux qui étaient au pays. C’est un truc qu’il fallait régler».

 Le travail le plus visible de Djamel Belmadi a sans doute été dans le choix des joueurs, pensé pour composer un groupe qui tire dans le même sens et donc ne garder que ceux qui étaient en phase avec son discours : «J’ai dû enlever quelques éléments, plus ou moins perturbateurs. Il y avait des joueurs qui étaient installés confortablement, qu’ils fassent de bonnes ou mauvaises performances. Ils avaient la garantie de jouer le match d’après et s’étaient accaparés l’équipe nationale. J’ai mis fin à ça. J’ai essayé d’instaurer une concurrence saine et loyale», a souligné le sélectionneur qui n’a pas souhaité nommer les joueurs affirmant s’être inspiré de la construction de l’effectif de l’équipe de France championne du monde en 1998.

 Pour les joueurs qui ont fini par être écartés, Djamel Belmadi assure leur avoir donné l’opportunité de saisir leur chance: «On les a avertis, ils ont vu, ils ne voulaient pas changer». La porte reste néanmoins entrouverte: «Je ne dis pas qu’ils ne reviendront pas dans l’avenir». Djamel Belmadi se réjouit du comportement de son groupe: «Ça a été superbe. Il n’y pas eu l’ombre d’une histoire, d’une frustration apparente. Bien sûr, il a fallu discuter, parler. Mais c’est vraiment le meilleur groupe que j’ai pu avoir en tant que joueur et entraîneur. (…) Il faut tirer un gros chapeau aux joueurs».