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Dans un enregistrement sonore fuité avant son incarcération: Les aveux terribles de Ouyahia

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Dans cet enregistrement d’une réunion interne du RND, fuité depuis mardi sur les réseaux sociaux, attribué à Ahmed Ouyahia, celui-ci s’est montré sceptique quant au présent, mais aussi l’avenir du pays. Dans cet enregistrement l’ex Premier ministre fait le procès en bonne et due forme du régime Bouteflika. Ouyahia est passé aux aveux dans un rare moment de lucidité politique.

Ahmed Ouyahia justifie toutes les mesures antisociales et profité des fraudes électorales massives, est passé aux aveux. Tout au long d’une vingtaine de minutes, Ouyahia flingue le «système FLN» bâti sur le fric et le partage de la rente.

L’ex chef du RND dresse un constat accablant de la manière dont le pays était géré et où «Lhram kla Eddenya» (l’illicite a pris le dessus) et «l’argent à tout bouffé». Selon Ahmed Ouyahia, les années Bouteflika ressemblent à un désastre sur tous les plans : «Eux ont pris la patrie, et nous ils nous ont laissé le patriotisme ! La patrie c’est tout; ce sont les postes de responsabilité et autres privilèges. Ces gens-là ont pris la patrie pour se la partager», lance Ouyahia dans une allusion directe au parti FLN : «Cela fait trois mandat électoraux entre présidentielle, législatives et sénatoriales qu’ils ramènent l’argent du FLN, de Tliba et d‘autresJe vais vous faire un peu de prospective politique : ce type de gestion du pays ne durera pas. Dans moins de dix ans nous irons vers des élections aussi transparentes que le sont en France et en Tunisie. Si on n’était pas à la veille des présidentielle, parce que nous faisons le distinguo entre les personnes et les institutions, nous aurions revendiqué une commission non pas de surveillance mais d’organisation des élections. Et nous ne sommes pas les seuls à le demander mais tous les partis politiques», affirme Ahmed Ouyahia.

Il avoue ensuite que ce sont les responsables qui incitent les Algériens à ne pas payer l’impôt en citant l’exemple de l’ex ministre du travail, Mourad Zemali qui invitait les jeunes de l’ANSEJ à ne pas rembourser leurs crédits : «L’autre jour j’entendais  le ministre du travail dire aux jeunes de l’ANSEJ, si vous n’avez pas d’argent ne payez pas ! Comment voulez-vous après cela convaincre le peuple de vous suivre et vous soutenir. Non ce système ne peut plus durer», conclut Ouyahia qui est remonté jusqu’au congrès de Tripoli pour retracer le faux départ de l’Algérie.

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