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24e vendredi de mobilisation

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Les citoyens ont  repris encore aujourd’hui, le chemin de la rue  pour ce 24e vendredi successif de mobilisation. Dans plusieurs villes du pays, les  slogans de «   Dawal madania ,Machi âskaria » « Système dégage »,«  A bas la dictature », « Libérez les détenus d’opinion », ont encore retenti  et repris par des milliers de manifestants.

Les  tractations en cours du panel dirigé par Karim Younes  pour créer les conditions favorables à  un dialogue inclusif  ne semblent pas intéresser, pour le moment, les  Hirakistes.

«  Eux, ils veulent à tout prix une élection présidentielle, nous nous tenons à notre changement radical du système ! » soutient dans ce sens, l’un d’eux via sa page Facebook.

Cela fait maintenant plus de cinq mois, que les Algériens ont enclenché leur soulèvement historique contre le régime, et rien n’indique que la fin de leur mobilisation pacifique est proche.  Le refus des autorités à pendre les mesures d’apaisement réclamées par le panel confirment les citoyens protestataires  dans leur conviction que ce dialogue, en dépit de la bonne volonté qui anime les membres du panel,  est dès sa naissance  frappé de diverses malformations.

Plusieurs voix  le remettent déjà alors qu’il  n’a même pas encore  commencé. Circonscris par le pouvoir en place autour des présidentielles, décliné par plusieurs personnalités nationales,  Ayant démarré sur les chapeaux de roue, ce dialogue dont les quelque préalables ont été rejetés d’une pichenette par le chef d’état major, n’emballe pas trop, pour l’instant les Algériens qui ne jurent  que par un dialogue qui mène tout droit vers l’instauration d’un état de droit.

Pour la majorité des Algériens et  des Algériennes, la sortie de crise passe  inéluctablement par la prise en charge effective des revendications phares de la rue. Les demi-mesures, les fuites en avant, les tentatives de noyer les exigences populaires dans  des scénarii de division et de promotion de la haine raciale sont rejetés globalement et dans le détail par les « vendredistes vigilants et endurcis ».

A voir la détermination qui anime en ce 24e vendredi de contestation la rue algérienne et les sorties politiques des uns et des autres,  on peut   d’ores et déjà, sans risque de se tromper  avancer que la mobilisation populaire pacifique sera maintenue au-delà de la  rentrée sociale, si d’ici-là, aucune  mesure courageuse allant dans le sens des objectifs fondamentaux du Hirak ne sont pas mises en route.