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Mise sous mandat de dépôt des manifestants : des partis politiques condamnent

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La mise sous mandat de dépôt de 16 manifestants pour avoir brandi le drapeau amazigh a fait réagir la classe politique ce dimanche. Ainsi, pour le FFS, ces mises sous mandat de dépôt est une « provocation de plus qui traduit les intentions réelles du pouvoir qui tente, depuis plusieurs semaines, de détourner ou de venir à bout de la mobilisation pacifique extraordinaire des Algériennes et des Algériens pour se réapproprier leur droit à l’autodétermination », écrit le FFS dans un communiqué rendu public aujourd’hui.

« C’est une preuve que la justice ne peut être ni libre ni indépendante sans l’instauration d’un véritable Etat de droit » avant d’exiger » la libération immédiate et inconditionnelle des mis en cause et exhorte le pouvoir à cesser toute forme d’intimidation et d’action visant le rétrécissement des libertés individuelles et collectives de nos concitoyens », ajoute le parti, soulignant qu’il met « en garde ceux qui jouent la carte du pourrissement et leur fait porter l’entière responsabilité des conséquences imprévisibles d’une telle démarche ».

Le PT de Louisa Hanoune n’est pas resté de marbre devant ces arrestations. Ainsi, le parti a souligné qu’il «  considère cette décision et les accusations portées contre les détenus comme une déviation supplémentaire grave qui pourrait ouvrir la porte à de graves dérapages », estimant que « depuis le début de la marche révolutionnaire le 22 février, des millions de citoyennes et de citoyens arborent cet emblème à côté du drapeau national algérien, symbole de l’indépendance, de l’intégrité territoriale et de la souveraineté du pays sans que cela ne pose de problèmes, car ils ne se contredisent pas ».

Soufiane Djilali, président de Jil Jadid a estimé, quant à lui, que « des jeunes pleins de générosité et d’espoir sont mis arbitrairement en mandat de dépôt pour avoir arboré l’emblème Amazigh ». Il a ajouté que « c’est une décision dangereuse et sans fondement légal », exprimant son « soutien inconditionnel  », aux accusés.

Réagissant de son côté aux arrestations, le RCD estime que c’est une « rafle de la honte ». « Des dizaines de citoyens sont astreints à la garde à vue avant leur présentation devant la justice. Dans cette affaire, il est aisé pour la justice de constater que les personnes incriminées par les services de police sont victimes d’abus fomenté par un général finissant en violation des lois en vigueur et de la constitution », indique le parti, évoquant sur l’encerclement de son siège régional en considérant que « dans ce chapitre de la provocation permanente entretenue par le pouvoir, issu des résidus du système, pour détourner la détermination populaire sur le préalable du départ de tous les symboles du régime, l’encerclement par la police du siège du RCD le vendredi 21 juin ne peut être le fait d’une décision prise lors du déroulement de la marche populaire ».

« Notre objectif affiché est, et, demeure d’œuvrer au rassemblement le plus large des forces vives du pays pour imposer pacifiquement la rupture avec le système politique en place à travers une phase de transition qui garantit toutes les libertés fondamentales, l’égalité en droit et l’alternance démocratique. En son temps le RCD défendra son programme pour une Algérie libérée des mythes inhibiteurs, réconciliée avec son histoire et résolument engagée dans la voie du progrès », a encore souligné le RCD.

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