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Le FFS change de premier secrétaire: Belkacem Benamar remplace Hakim Belahcel

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La valse des premiers secrétaires continue au FFS. Belkacem Benamar membre du conseil national et député de Boumerdes  succède à Hakim Belahcel au poste de premier secrétaire, à l’issue d’un Conseil national, qui l’a plébiscité.

L’élection de Belkacem Benamar est survenue sur fond de contestation devant le siège du parti où des dizaines de militants ont réclamé le départ de Mohand Amokrane Chérifi, membre du présidium. Le nouvel homme fort du FFS a, dans une allocution, révélé sa feuille de route.

Il a précisé que sa mission n’était pas de «prendre le pouvoir ou de le partager», mais plutôt d’arriver à une «vision unanime» de l’Algérie indépendante. Il a appelé, dans ce contexte, à respecter la volonté du peuple algérien, «mais aussi à donner un sens réel et politique au slogan du hirak. Désigné le mois de mars dernier Hakim Belahceln’a pas tenu plus de trois mois en poste.

Il avait présenté sa démission en avril dernier, mais celle-ci n’avait pas été accepté par le président du directoire du FFS. Considéré comme un proche d’Ali Laskri, sa nomination intervient après la mise au point adressée par Ali Laskri dans laquelle il dénonçait l’utilisation de la démarche du FFS de rencontrer le RCD. Qualifiée d’historique, la rencontre qui a eu lieu, il y a une semaine, entre la direction du FFS et celle du RCD, à la demande de la première, est venue raviver les luttes intestines qui minent ce parti depuis quelques mois.

Dans un communiqué diffusé jeudi dernier et signé par Ali Laskri, l’instance présidentielle du FFS a dénoncé ce qu’elle qualifie d’usurpation de fonction par d’autres membres du parti, en déclarant que le communiqué signé au nom de l’instance, «n’émane pas de cette instance de direction», présidée collégialement par Ali Laskri, Mohand-Amokrane Cherifi et Brahim Meziani.

Cette instance a apporté un démenti formel à l’information véhiculée par ledit communiqué dont l’auteur, affirme Laskri, «n’est pas habilité par les statuts du parti à s’exprimer au nom de l’instance présidentielle». L’instance présidentielle souligne que, contrairement à ce que rapporte le communiqué controversé, «la rencontre entre le FFS et le RCD n’est pas une initiative personnelle du premier secrétaire national, Hakim Belahcel», mais que «cette rencontre a bien eu lieu et ce, selon les orientations du conseil national du 17 mai et s’inscrit dans le cadre des consultations menées avec des représentants des partis politiques et de la société civile ainsi qu’avec des personnalités nationales, visant à rassembler tous les acteurs concernés, sans exclusive, pour faire sortir le pays de la crise», ajoute le communiqué.

L’instance présidentielle précise également que l’appel lancé par l’auteur dudit communiqué pour la tenue d’une réunion du conseil national du parti n’est pas légal car, explique-t-il, «seule l’instance présidentielle dans sa majorité a mandat statutaire de convoquer une telle réunion».

L’instance présidentielle qualifie cette conduite de «travail fractionnel visant, pour des desseins inavoués, à porter atteinte à l’unité du parti, à entraver son action d’accompagnement du mouvement citoyen et à faire échec à son initiative politique de sortie de crise».

Le FFS poursuit ses consultations en vue de la rencontre du 26 juin prochain. Durant le weekend le plus vieux parti de l’opposition a reçu successivement Noureddine Bouderba, expert en économie et Abdelaziz Rahabi coordinateur de l’Initiative pour le dialogue national qui regroupe plusieurs partis et des personnalités nationales.

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