La peine d’Ali Haddad réduite, ses frères acquittés
Ali Haddad ex président du FCE

Le groupe de presse d’Ali Haddad, « Eurl média Temps-nouveaux » est-il sur le point de disparaître ? Après avoir privé le groupe qui compte deux journaux et deux chaînes de télévision de la publicité étatique distribuée par l’Anep, le groupe média fait face à d’autres pressions énormes.

En effet, le wali de M’sila a décidé d’annuler l’octroi d’une assiette foncière au groupe. Cette assiette de 1555 M2 devant accueillir le siège régional des quatre médias de Haddad a été récupérée par les autorités locales de M’sila.

Dans son communiqué, la wilaya de M’sila explique que le groupe Média de Haddad a bénéficié de ce terrain pour accueillir la station régionale de ses deux chaînes de télévision et du siège de ses deux journaux en date du 26 septembre 2013

Les autorités de cette wilaya ont constaté que les travaux n’ont jamais été engagés pour la construction du siège. Qualifiant l’octroi de ce terrain au Groupe Média de Haddad « d’opération de dilapidation », la wilaya promet « d’assainir tous les dossiers et de continuer à récupérer tous les autres terrains octroyés sans raison valable ».

Les journalistes dans l’expectative 

Face à la situation d’asphyxie financière qui risque avoir raison des médias de Haddad, c’est le collectif des journalistes et autres personnels assimilés qui lancent un SOS. Dans un communiqué diffusé, hier, lundi, les travailleurs du groupe appellent l’Etat « à reprendre le groupe » ou « à permettre à un privé d’acheter les médias de Haddad ».

Ils ont souligné que 400 travailleurs risquent de perdre leurs postes d’emploi, d’où « l’urgence de trouver une solution ». A rappeler que le groupe média Temps-nouveaux de Haddad a décidé de jumeler ses deux chaînes de télévision, Dzair News et Dzair Tv pour en faire une seule, avec, en sus, le licenciement de plusieurs travailleurs dont les contrats arrivent à terme la fin du mois en cours.

Les soucis financiers du groupe Haddad ne datant pas, au fait, d’aujourd’hui, mais depuis l’arrestation du patron, Ali Haddad et le tarissement des rentrées d’argent émanant principalement des commandes publiques, desquelles vivait le groupe ETRHB.

Même le club de football du groupe, l’USMA, en l’occurrence, vit une situation des plus difficiles avec le blocage de tous ses comptes. Récemment, les fans du club ont réclamé le départ des Haddad lors d’un sit-in tenu devant le siège du groupe média sur les hauteurs de la capitale.