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Grave prolifération de la haine sur les réseaux sociaux

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Les contenus haineux et racistes envahissent  de jour en jour les réseaux sociaux en Algérie.  Sous  de vrais profils ou sous couvert d’anonymat, plusieurs pages publient  quotidiennement des discours radicaux  et provocateurs.

De la petite injure aux menaces de mort, l’agressivité verbale s’étale, chez nous, en toute impunité sur internet. Les risques de déchirure du tissu social et de la fragilisation de la société que peuvent provoquer ce  genre de propos, sont là, avec toute leur laideur.

Ces manifestations de haine sur internet  sont à prendre  au sérieux car elles ne sont pas le fait d’adolescents impulsifs, mais bel et bien d’adultes conscients de leurs propos et gestes.

Universitaires, journalistes,  hommes politiques… dans presque toutes les catégories professionnelles et sociales ont y trouve toute une faune d’individus  malintentionnés  qui s’adonnent à fond la caisse à semer sur les réseaux sociaux les graines de la haine et de la dislocation sociale.

Tamazight, la Kabylie, l’islam, des écrivains francophones, des libres-penseurs, des politiciens, des associations de femmes… qu’ils s’agissent d’éléments identitaires, de régions ou d’hommes  et de femmes rien, ni personne  n’est épargné par les auteurs de ces poussées vipérines qui cherchent à criminaliser tout ce qui ne cadre pas avec leur arsenal idéologique.

Tel politicien se battant pour les libertés démocratiques  est vite traité de suppôt de la France, tel militant identitaire revendiquant plus de présence pour Tamazight est illico presto  taxé  de zouave, telle femme affichant sa féminité  est dare-dare considérée comme manipulée par « Iblis »,  tel islamologue proposant une autre lecture du coran et de la Tradition est , sur le champ,  désigné à la vindicte populaire…et la liste est longue de toutes les victimes de la haine  et du racisme  à l’algérienne sur internet.

Il  serait utile se pencher en urgence sur ce fléau qui prend des allures virales, au risque d’avoir sur les bras de graves fractures sociales. Sans pour autant toucher au sacro-saint principe de la liberté d’expression, des réflexions sont nécessaires   pour adopter de nouveaux  moyens législatifs pouvant  endiguer cette  prolifération de la haine en ligne.