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9ème vendredi de contestation: La mobilisation ne faiblit pas

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Ils sont encore une fois, des centaines de milliers de manifestants à se rassembler à la grande poste d’Alger, pour un 9ème vendredi de contestation. Des familles, des femmes, des enfants, des personnes âgées, des militaires en retraite, sont venus tôt le matin pour réclamer le changement malgré que la gendarmerie a bloqué quasiment l’accès à Alger à partir de l’Ouest.. La particularité de ce vendredi, c’est que les manifestants sont menus, outre des drapeaux nationaux, de roses comme symbole d’une manifestation pacifique.

Les scènes de solidarité sont également présentes. Du couscous, des boissons, des gâteaux, sont servis aux manifestants comme chaque vendredi. « Lebled bladna, Ndirou rayna », « Ben salah rayeh rayeh », scandent les manifestants.

Les mêmes scènes de marches et rassemblements sont constatés dans plusieurs wilayas du pays, à Tizi-Ouzou, Béjaia, Bouira, Sétif, Ouargla ou Bordj Bouarerij et dans différentes wilayas du Sud du pays.

Il faut dire que la démission de Belaiz est loin de suffire à apaiser les manifestants qui ont peu ou prou obtenu une concession, un recul ou une tête après chaque vendredi d’imposante mobilisation.

Sans compter le fait que son remplaçant, Kamel Feniche, haut magistrat membre depuis 2016 du Conseil constitutionnel et inconnu du grand public a, pour les contestataires, toutes les caractéristiques du fidèle serviteur du « système » dont ils entendent se débarrasser.

Au-delà de la personne de M. Belaiz, la contestation refuse toujours que les institutions et personnalités de l’appareil mis en place par M. Bouteflika gèrent la transition née de sa démission. Et notamment qu’une présidentielle soit organisée sous 90 jours comme le dispose le processus prévu par la Constitution.