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Maitre Mustapha Bouchachi plaide pour une « présidence collégiale »

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La maison de la culture Ali Zamoum de Bouira a  abrité cet après-midi de mercredi une conférence qui a été animé par l’avocat et militant des droits de l’homme Me Mustapha Bouchachi.

La salle de spectacles ou s’est déroulé la rencontre, avec sa capacité d’accueil de 4.000 places n’a pas pu contenir le monde fou formé d’avocates et d’avocats, des représentants de la société civile et de jeunes militants du mouvement populaire, venus écouter et débattre avec l’homme de convictions.

« Le président de la république n’a pas été démis par l’article 102 de la constitution, mais par le peuple ! » a-t-il affirmé avec force l’avocat quand il prendra la parole.

« La justice doit être entièrement libre si nous voulons que l’avocat évolue dans sa défense du peuple » a-t-il ajouté.

«  Le chemin du combat pour une Algérie de libertés et de séparation des pouvoirs est encore long et ardu, d’après l’analyse développée par Me Bouchachi. A cet effet, l’avocat expérimenté qu’il est, avertira  assistance en déclarant :  « faites attention, il y a une force intérieure qui a bénéficié des avantages colossaux du précédent régime, et qui fera tout son possible pour saborder notre noble marche vers le changement radical synonyme d’une vraie libération de l’homme »

Enfin  Me Bouchachi en abordant le sujet de la période de transition tant souhaitée par la majorité de notre société,  soutiendra l’idée de la composition d’une présidence collégiale qui comprendra 3 personnalités irréprochables, et qui précédera à la nomination d’un chef de gouvernement qui mènera la période de transition.

A noter que ce mercredi et en réponse à l’appel de l’union nationale des ordres des avocats (UNOA), les avocats du barreau de la wilaya de Bouira ont organisé une grande manifestation. Les avocats protestataires, lors de cette grande marche, ont  clairement réitéré que leur corporation est pleinement solidaire avec le mouvement populaire

. Durant leur parcours, les hommes et femmes en robes noires, ont scandé des slogans « El mouhamoune li echaâb oua el watan hamoune, oua lilbaâtes rafidhoune (les avocats défendent le peuple et la patrie et non les B) », « El mouhamoune aâla daoulete el qanoune aâzimoune, oua li ennidham mouhariboune (les avocats déterminés pour un état de droit, et désobéissants pour le système) »,  « Oui pour le départ de la bande de malfaiteurs » et «  ya chahid  Boumendjel mazalna moudafioûneli echaâb (Oh martyr Ali Boumendjel, nous restons toujours les défenseurs du peuple) »