L'info c'est ici

L’invective dont a fait l’objet l’ex-leader du RCD largement condamnée

572

La provocation dont a fait l’objet Saïd Sadi, hier, dans la ville de Bejaïa, lors du 7e acte de la marche antisystème, n’a pas manqué de faire secouer les réseaux sociaux et de faire réagir des personnalités du monde politique et littéraire.

Le groupuscule d’individus qui ont conspué Sadi Saïd et tenté vainement de lui faire quitter la manifestation, est considéré par de nombreux internautes comme des personnes manipulées, participant, peu ou prou, consciemment ou inconsciemment, à une vaste manœuvre, celle de faire taire, justement en cette période sensible, les personnalités politiques du camp démocratique les plus en vue et disqualifier, à la même occasion, tous les partis d’opposition.

«Il est impératif de ne pas tomber dans ce piège. C’est exactement ce qui est attendu par les résidus des services spéciaux en voie de délabrement. Ces officines sont nos ennemis historiques. Elles sont dans leur rôle. L’Algérie ne sera libre et démocratique que le jour où tous ces organes parallèles auront disparu » avertit Sadi Saïd dans sa déclaration qui a suivi cet incident.

Plusieurs personnalités politiques et littéraires, partis politiques et organisations à l’exemple de Yasmina Khadra, Djamel Zenati, Youcef Zirem, le RPK, la LADDH, Jil Djadid -Bejaïa… ont réagi à chaud à ces provocations et ont tenu à condamner fermement ces agissements qu’ils qualifient d’inadmissibles et d’intolérables.

« Ne rentrez pas chez vous, docteur Sadi, ne claquez pas votre porte au nez d’une aube nouvelle. Vous avez été l’un des premiers démocrates à vous insurger contre la répression. Vous avez connu la prison, la mise en quarantaine, mais ni les menaces ni les dangers mortels n’ont réussi à vous faire fléchir d’un cran. Ce n’est pas cette poignée d’hommes outragés qui pourrait vous faire renoncer à votre combat. Vous étiez debout au cœur des bourrasques lorsque tout un peuple avait la tête dans le sable. Vous avez écrit, crié sur les toits jusqu’à extinction de la voix, pour mettre des mots et des paroles sur le silence d’une nation muselée. Vous avez cherché des amis parmi vos propres ennemis, juste pour entretenir la flamme de l’espoir encore vive au cœur des opacités. Vous n’avez pas le droit d’être excédé. » Écrit, dans ce sens,  l’écrivain Yasmina Khadra.