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Elles brandissaient des pancartes appelant à l’abrogation du code la famille: Des femmes agressées par des « salafistes »

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Ils n’ont pas attendus longtemps pour  montrer leurs dents et montrer toute leur horreur et leur haine envers les femmes. Des islamistes, citoyens proches d’un quartier sur les hauteurs d’Alger, ceux-là même qui un jour, envoyés par Hamadouche, le salafiste, ont tentés d’agresser des couples qui allaient paisiblement accrocher un cadenas, en signe d’amour, sur le pont de Télémly, ont agressé sauvagement des femmes qui protestaient contre le système et le code de la famille.

Plusieurs militantes pour les droits des femmes ont été agressées, insultées et harcelées vendredi 29 mars 2019 à Alger durant la manifestation hebdomadaire. Une des agressions qui a eu lieu vers 12h30 devant la Librairie de l’Office des publications universitaires (OPU), selon un témoin oculaire qui a posté les images : «Je vais faire entorse à mon engagement de ne relayer aucun événement négatif. Mais je me dois de condamner le plus fermement l’agression de militantes féministes vers 12h30 pas loin de l’OPU à Audin. Je témoigne de la séquence à laquelle j’ai assisté. D’anciennes militantes et des jeunes filles scandaient des mots d’ordre pour les droits des femmes. Aidées de nombreuses banderoles jaunes. Tout se passait normalement, je les avais remarquées plus tôt, quand un monsieur zélé qui s’est dit du quartier a commencé à chauffer les jeunes contre les militantes qui, impassibles continuaient à chanter… Avec d’autres passants nous avons essayé de raisonner les assaillants…oualou… d’autres jeunes ont rejoint le premier noyau…j’ai supplié les filles d’arrêter de chanter le temps que ça passe…oualou…un des jeunes zélés a arraché le drapeau à l’une des filles qui n’a pas voulu lâcher…mouvement de foule…Un autre jeune avait déjà grimpé et arraché d’autres banderoles. Ça a fini en mouvement de foule, le flot des passants ne cessant pas» écrit-il. 

 Plusieurs femmes, jeunes filles, brandissaient des pancartes jaunes et scandaient des slogans pour les droits des femmes en Algérie. Un homme, qui a déclaré être un habitant du quartier, a d’abord commencé à les provoquer et à exciter de jeunes manifestants arrivés devant l’entrée de la Faculté centrale.

Face à l’impassibilité des militantes, il leur a arraché, avec d’autres jeunes, leurs pancartes et leurs banderoles…  Selon une vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux, une autre femme a été agressée, cette fois-ci en face de la Faculté centrale, devant le Centre culturel de la rue Didouche.

Un homme lui a arraché une pancarte ou une affiche de ses mains avant de s’éloigner et de la déchirer, malgré la présence de plusieurs éléments de la police, témoins de la scène sans pour autant intervenir. Ce qui n’a pas manqué de susciter l’indignation et d’aggraver la colère de la jeune femme. A Blida, une marche réservée exclusivement aux islamistes, défiant celle organsiné par la société civile, a été par ailleurs également organisée.