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Le FLN au musée: Une idée qui fait consensus

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Aujourd’hui tout le monde est unanime pour dire que la place du parti du FLN est beaucoup plus au musée qu’a son maintien dans la scène politique. De la rue, aux anciens de l’ex parti unique en passant par l’Organisation des moudjahidine (ONM) tous réitèrent la même revendication : la place qu’occupe ce parti est néfaste pour le pays.

Gangrené par l‘argent sale, le FLN n’est devenu que l’ombre de lui-même. Pourtant deux hommes ont essayé de lui donner des airs d’un parti moderne et avant gardiste feu Abdelhamid Mehri au début des années 90 et Ali Benflis au début des années 2000.

Tous deux ont été éjectés de façon brutale. Hormis ces deux parenthèses, le FLN a toujours a été le bras séculaire du pouvoir en place depuis l’indépendance. Repêché et parrainé par le président Bouteflika il est redevenu en l’espace de quelques années le parti n° 1 en Algérie depuis le coup de force opéré contre Ali Benflis en 2004, au lendemain de l’élection présidentielle.

 Le FLN a connu successivement, Abdelaziz Belkhadem, Amar Saadani, Djamel Ould Abbes, et Mouad Bouchareb, soit quatre (4) secrétaires généraux. Aujourd’hui sa disparition totale de la scène politique ne tient qu’à un seul fil.

La très puissante Organisation nationale des Moudjahidines, a appelé ce samedi dans un communiqué à la restitution du FLN à la mémoire collective du peuple algérien : «L’ONM exige la libération du FLN pour être replacé à la place qui lui sied et réclame l’interdiction de son instrumentalisation par quelques parties que ce soit, considérant qu’il s’agit d’un patrimoine de tous les enfants du peuple algérien», écrit cette organisation.

  Elle ajoute que le mouvement de protestation «n’exprime pas seulement des revendications nationales légitimes, autant qu’il constitue un référendum populaire en faveur des aspirations profondes du peuple que toutes les parties doivent œuvrer à concrétiser», écrit encore l’Organisation de Said Abadou. L’ONM avait précédemment exprimé son soutien au mouvement de protestation qui réclame le départ du président Bouteflika.