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Le terme «mandat» a été bien échangé contre «parcours»: L’ex directrice de l’information à la présidence le confirme

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S’il y a bien une preuve aujourd’hui que le président Bouteflika n’est pas en mesure de dicter ou de lire ses messages et autres lettres adressées au peuple c’est bien la démission surprise de la directrice de la communication au sein de la Présidence de la République, Mme Farida Bessa en poste depuis 2007 qui vient confirmer à travers une déclaration à un site électronique cet état de fait.

Bien plus elle suggère même que des modifications sont apportées aux textes transmis à l’APS sans passer par la cellule de communication. L’ex directrice de la communication à la présidence de la République a indiqué à ce site que le changement de dernière minute apporté au message adressé à la vielle du 19 Mars, fête de la Victoire, du terme «mandat présidentiel» par «parcours présidentiel» était «la goutte qui a fait déborder le vase» de sa décision de quitter le navire.

 Selon toujours le site qui cite une source au Palais d’El Mouradia celle-ci a confié que la démission de la chargée de communication du président Bouteflika «serait précipitée par la fameuse phrase ambiguë contenue dans le message du président à l’occasion du 19 mars». Pour rappel, la phrase qui a suscité une controverse se trouve dans le denier paragraphe du texte : «Tel est l’objectif suprême que je me suis engagé à concrétiser avant la fin de mon mandat présidentielà vos côtés et à votre service… », était-il écrit dans la première dépêche de l’agence APS.

Mais quelques minutes après, la phrase a été remplacée dans une autre dépêche de l’agence où le mot «mandat» a été échangée par «parcours» ce qui lui donne une autre significationQui donc a changé et quel est ce responsable qui s’est permis à la place du chef de l’Etat à dénaturer le sens d’une phrase alors que le pays vit une situation révolutionnaire des plus inédites. Les messages sont généralement écrits par l’ex ministre devenu conseiller du président Bouteflika Mohamed Benamar Zerhouni.

Qui donc a pris cette responsabilité ? La réponse à cette question se trouve du côté de l’agence APS qui connait parfaitement l’auteur de cette supercherie. Ou s’agit-il encore une fois le fait de «forces extra constitutionnels » comme les surnomme Ali Benflis ou la «main invisible», terme utilisé par Issad Rebrab pour dénoncer les blocages de ses projets ? Quoi qu’il en soit et en attente de la découverte la supercherie et du nom de l’auteur de cette grave forfanterie, le président Bouteflika quittera bel est bien la présidence de la république au soir du 28 avril prochain. La source qui a révélé cette information à l’Express.dz il y a quelques jours avait bien averti que des clans au pouvoir mettront tout leur possible pour bloquer le processus. Aujourd’hui ils sont passés à l’acte…Mais jusqu’à quand ?