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Gaid Salah reconnait qu’il existe une crise en Algérie

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Le général-major Ahmed Gaid Salah, vice-ministre de la Défense, et chef d’Etat-major de l’ANP a reconnu ce mercredi et pour la première fois une situation de crise en Algérie. Dans un discours prononcé à l’Ecole supérieure de guerre, le troisième en une semaine, Gaid Salah qui a loué le comportement du peuple a indiqué que ce même peuple «sait comment faire face aux crises».

Ahmed Gaid Salah a également loué, une nouvelle fois, «la relation qui lie le peuple algérien à l’Armée nationale populaire (ANP) «Je ne me lasserais jamais d’exprimer ma fierté quant à la confiance qui lie le peuple à son armée», s’est-il réjouit. Et d’ajouter que la sécurité de l’Algérie et sa souveraineté «sont un legs cher pour les membres de l’armée» affirmant que cet héritage est «la préoccupation majeure» de l’ANP. Ahmed Gaid Salah a promis de le préserver «quels que soient les événements et les conditions».

Dans le même jour et au même moment, l’ex leader du RCD, Said Sadi a appelé lors de son passage au forum du journal Liberté l’ANP à se mettre au niveau des revendications du peuple : «L’armée algérienne comme tous ceux qu’interpelle ce mouvement est elle aussi appelée à se réinventer et doit être le reflet d’un peuple jeune, moderne et maintenant sûr de ses droits», a-t-il déclaré.

L’ancien président du RCD Said Sadi, ne comprend pas les sorties médiatiques du chef d’état-major de l’armée, Ahmed Gaid Salah, dont il a pointé des interventions «hésitantes, maladroites ou contradictoires». Sadi s’est dit «surpris» par les déclarations du chef d’état-major de l’armée sur le peuple qui manifeste dans toute l’Algérie : «J’ai entendu récemment des paroles qui heurtent la conscience citoyenne et blessent chaque patriote. Ce n’est pas à l’armée de porter des jugements sur le peuple ou d’en être fière mais au peuple d’être fière de son armée, faut-il encore qu’elle le mérite», a-t-il asséné.

 Pour lui ces commentaires de Gaid Salah témoignent des «rapports de forces internes qui agitent le sérail et qui prennent en otage la Nation», plaidant que cela cesse pour le bien du peuple et de l’armée. C’est pour cela que, d’après lui, «la pression doit être maintenue et renforcée jusqu’à son départ d’autant plus que l’Armée donne à penser que pour l’instant, elle privilégie son soutien à l’homme et à son clan plutôt que la fidélité au peuple».