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5eme rencontre de l’opposition: Rejet des propositions du président Bouteflika

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Des partis de l’opposition ont appelé ce mercredi à la tenue d’une rencontre nationale ouverte pour la tenue d’un dialogue sérieux et l’élaboration d’une «feuille de route de transition démocratique». Cette rencontre nationale des partis et des personnalités de l’opposition.

Réunis au siège du parti El Adala auxquels ont participé l’ancien Premier ministre Ali Benflis,  Abdallah Djabalah Abdelaziz Rahabi, Noureddine Bahbouh, Mohcene Belabbas, président du RCD, l’avocat Mustapha Bouchachi, Abderazak Makri, président du MSP, Kamel Guemazi et Ali Djeddi anciens responsables de l’ex FIS ont appelé le peuple algérien à «poursuivre le mouvement populaire» contre la prolongation du mandat du président Bouteflika : «La lettre du président Bouteflika dans laquelle il a annoncé sa non candidature à un cinquième mandat ainsi que le report de la présidentielle du 18 avril est une démarche anticonstitutionnelle», explique-t-on.

«L’opposition algérienne en cette phase historique décisive est du côté du peuple, ajoute encore la même source qui relève par ailleurs que la lettre du président Bouteflika ne montre pas l’existence d’une volonté politique sincère de transmission pacifique du pouvoir au peuple, source de toute légitimité» ajoute-il. Cette réunion de l’opposition algérienne se tient dans un contexte de tension politique avec des rumeurs tous azimuts, alors que des appels se multiplient sur les réseaux sociaux pour la journée de mobilisation de vendredi.

Il appelle à une «transition démocratique et la mise en place d’un nouveau système», indique le communiqué final de la 5e rencontre de concertation de l’opposition. Les forces de l’opposition ont réitéré «le refus catégorique de toute forme d’ingérence étrangère dans les affaires internes du pays». Exprimant son rejet des dernières décisions du président de la République, les mêmes forces de l’opposition ont appelé «tous les députés intègres et sages à se retirer des deux chambres du Parlement».

 Par ailleurs, les participants à cette rencontre ont apporté leur soutien à l’élan populaire, appelant à sa poursuite et à son appui. L’opposition a rejeté, en outre, l’implication de l’Armée nationale populaire (ANP) dans les tractations politiques «partant de son souci de préserver le consensus national, dont jouit l’institution militaire».