Abdelkader Mesdoua; ambassadeur d'Algérie en France

L’ambassadeur d’Algérie en France Abdelkader  Mesdoua met les pieds dans le plat dans la présidentielle du mois d’avril prochain en prenant position pour le candidat Bouteflika au lendemain de son annonce et en se départissant de sa position de diplomate au service exclusif du pays et non d’un clan ou d’un homme: «si le choix des urnes est respecté dans les villes et les chaumières, Bouteflika sera réélu» a-t-il indiqué ce lundi   lors de son passage sur le plateau de la chaîne française.

Il a dans la foulée pris soin d’ajouter que le président Bouteflika «n’a pas la santé de ses 20 ans mais il a toute la tête de ses 20 ans. Il a probablement fait son évaluation et, à la suite de son évaluation, il a décidé d’être candidat»dit-il.

Plus loin Mesdoua a ajouté que «c’est Bouteflika qui décide, ce n’est pas le système qui le désigne. C’est son choix et c’est sa décision. Il estime qu’il a encore quelque chose à faire pour qu’il puisse mener le paquebot algérien jusqu’à bon portBien entendu, il est diminué physiquement mais je pense que ce sera certainement son dernier combat», a-t-il  commenté.

Si l’ambassadeur se dévoile ainsi c’est que la veille son fils Imad Mesdoua, analyste politique basé à Londres s’est exprimé publiquement contre le 5eme mandat du président Bouteflika : «Ce qui se passe en Algérie est historique et aura un impact profondément positif pour des générations à venir. Le sentiment de désespoir que certains d’entre nous ont ressenti (y compris moi-même) a disparu», a déclaré Imad Mesdoua dans une série de messages en langue anglaise publiés sur son compte Twitter : «Ces deux dernières semaines j’ai ri, j’ai crié de joie, j’ai chanté loin de chez moi et souvent seul devant un écran d’ordinateur ou de téléphone.

 Nous avons besoin d’un vrai changement, d’une vraie prise de responsabilité, d’une vraie transparence et bien sûr d’un changement générationnel», a-t-il ajouté.