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Manifestations en Algérie : RSF dénonce « des violences inquiétantes » à l’égard des journalistes

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L’ONG Reporters Sans Frontières RSF, a dénoncé, la « répression » exercée par les autorisés algériennes contre la presse, et demande de « cesser d’entraver » le travail des journalistes et des médias, depuis les manifestations qui ont débuté le 22 février en cours. qui ne font que « leur travail d’information.

 « Depuis le 22 février 2019, les autorités algériennes mettent tout en œuvre pour museler les journalistes et les médias qui veulent témoigner des grandes manifestations qui secouent le pays », écrit l’ONG, dans un communiqué rendu public lundi.

A ce propos, RSF dénonce « les violences inquiétantes » à l’égard des journalistes pour les empêcher de faire leur travail. « Plusieurs journalistes ont été empêchés de couvrir, voire pour certains, ont été violemment agressés par les agents de police. Des journalistes, qui préfèrent garder l’anonymat craignant pour leur sécurité, ont été interpellés dans le centre ville d’Alger et se sont vu confisquer leur matériel ». « Face à la pression des forces de l’ordre, d’autres ont dû supprimer leurs photos.  Plusieurs autres journalistes ont également été arrêtés pendant plusieurs heures avant d’être relâchés », regrette l’ONG.

Dans ce contexte l’ONG, se dit « alarmée par cette répression que vit la presse algérienne qui ne fait que témoigner de l’actualité politique de son pays », déclare Souhaieb Khayati directeur du bureau Afrique du Nord de RSF.

« Les autorités algériennes ne se contentent plus des innombrables pressions économiques et judiciaires sur les journalistes et les médias. Désormais, ils agressent, arrêtent les journalistes et empêchent les informations de circuler », ajoute Khayati. « Nous demandons aux autorités de cesser d’entraver le travail des journalistes et des médias qui ne font que leur travail d’information et participent au débat public sur un événement majeur de la politique algérienne », précise la même source.

RSF rappellera la démission de la journaliste de la Radio nationale, «  samedi 23 février, Meriem Abdou journaliste et rédactrice en chef à la Radio Chaîne 3 a annoncé sur les réseaux sociaux sa démission afin de protester contre l’absence de couverture médiatique par la radio des manifestations du 22 février. La journaliste qui a déclaré se consacrer désormais uniquement à son émission « L’histoire en marche » a été notifiée de son arrêt ».

Par ailleurs, RSF a constaté de « fortes perturbations sur le réseau internet et l’accès aux réseaux sociaux est très difficile depuis le 21 février 2018, empêchant ainsi l’information de circuler ».

L’Algérie est à la 136e place sur 180 au Classement mondial de la liberté de la Presse 2018 de RSF.

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