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Critiquée, l’Autorité de régulation de l’audiovisuel un appendice du pouvoir?

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L’ARAV a réagi froidement et maladroitement ce mardi aux accusations dont elle fût l’objet de la part du Premier ministre Ahmed Ouyahia lundi dernier à l’Assemblée nationale qui a qualifié l’ARAV d’être une autorité «impuissante, n’arrivant pas à exercer réellement son mandat». 

 Mais sa réaction attendu du reste de la part des citoyens a encore une fois déçue de par son contenu et son attitude qui frise la soumission. Cette autorité de régulation sensée être le gendarme des chaines de télévisions publiques et privées n’a pas joué son rôle dans les marches organisées le 22 février.

En théorie, l’ARAV doit s’assurer entre autre de ses missions que les programmes diffusés «respectent le traitement de l’information, d’organisation des campagnes électorales, de représentation de la société». L’ARAV doit aussi «veiller au respect de l’expression plurielle des courants de pensée et d’opinion dans les programmes des services de diffusion sonore et télévisuelle, notamment lors des émissions d’information politique et générale». Or toutes les marches organisées à travers les wilayas du pays n’ont pas été médiatisées ou commentées par la totalité des chaines de télévision qui ont préféré passer sous silence cet événement historique.

Prétextant un manque de moyens et de budget l’ARAV s’est une nouvelle fois fourvoyée tapant cette fois complètement à côté. Pourtant la tâche ne semble guère ardue pour observer que les chaines de télévisions ont failli toutes à leur mission. Et qu’a fait cette autorité.

Elle a brillé par son silence complice : «L’ARAV considère, en effet, que trente-deux mois après son installation officielle, le constat est patent : son bilan est très en-deçà des attentes générales et de ses propres ambitions», estime l’Autorité dans un communiqué diffusé ce mardi et signé par son président Zouaoui Benhamadi. Expliquant les raisons de cette «impuissance», l’ARAV estime qu’elle «ne peut fonctionner normalement que si les pouvoirs publics concernés satisfont à leurs obligations en matière de mise en ordre du paysage audiovisuel». Le gendarme de l’audiovisuel affirme également «n’avoir pas été dotée des moyens nécessaires à son fonctionnement, la question de son statut et son budget demeurant en suspens».

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