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Une conférence sur la liberté de la presse au Maroc empêchée par le makhzen à Paris

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Organisée à Paris par des militants de droits de l’homme, une  rencontre sur la liberté de la presse au Maroc a été empêchée par des barbouzes du Makhzen, semant troubles et panique.

Il s’agit d’une quinzaine d’individus « très agressifs » qui ont fait irruption , vendredi soir, au niveau de l’ancien local du PSU, en pleine conférence sur la liberté de la presse au Maroc, organisée par l’Association de défense des droits de l’homme au Maroc (Asdhom), basée en France, à laquelle participaient Khadija Ryadi, ancienne présidente de l’AMDH, Hassane Zerrouky, de l’Humanité et Hicham Mansouri, Hicham Mansouri, journaliste d’investigation en exil depuis son arrestation pour avoir formé des jeunes stagiaires aux technologies du reportage, poursuivi dans le cadre du procès Monjib et qui est passé par les geôles du roi, selon l’Humanité.

Les fauteurs de troubles ont interrompu Fatiha Aarour, de l’Asdhom, ainsi que Khadija Ryadi, qui devaient intervenir lors de cette conférence, précise la  même source. « Les baltajias ont plongé la salle dans l’obscurité pour semer la panique et forcer les personnes présentes à quitter la salle », confie Fatiha Aarour, citée par l’Humanité.

« J’ai reconnu au moins deux individus spécialement venus du Maroc. Ils nous ont d’abord couverts d’insultes, puis l’intimidation et la violence verbale se sont muées en violence physique », a-t-elle précisé.

« Nous avons assisté ce soir au retour des méthodes qu’on pensait révolues. Des barbouzes envoyés par les services marocains ont saboté la conférence de l’Asdhom sur la liberté de la presse au Maroc. Violence manifeste des baltajias, chaises jetées, personnes poussées et violentées. Ils sont allés jusqu’à sectionner le fil électrique pour couper le courant et plonger la conférence dans le noir total, ils ont jeté des boules puantes obligeant les personnes qui assistaient à la conférence à sortir », a dénoncé la militante Fatiha Aarour.