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Il leur suggère dès qu’il est élu une conférence nationale pour discuter de tous les sujets sensibles: Bouteflika veut déjà appâter l’opposition

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Le président Bouteflika qui a mis fin ce dimanche au suspense de sa participation sa l’élection présidentielle du 18 avril prochain en actant via un message à la Nation répercuté par l’agence APS sa candidature compte appâter l’opposition en lui proposant un deal historique.

Il lui soumet d’ores et déjà s’il est bien sur élu un canevas de travail via une conférence nationale dans lequel l’opposition devrait prendre toute sa mesure.

Le président Bouteflika qui reconnait que le pays est en attende «de grands chantiers» a besoin de l’aide de tous et sans exclusive. Le chef de l’Etat égrène quelques pistes qu’il veut engager avec les partis de l’opposition «une fois élu» dit-il.

Selon le président Bouteflika les défis auquel sera confronté le pays qu’il doit impérativement relever sont ceux liés «à la consolidation d’une société de progrès, de justice et d’équité, politiquement consensuelle et socialement inclusive, fondée sur une économie productive et compétitive, progressivement débarrassée, sur le plan budgétaire et financier, de la dépendance excessive à l’égard des hydrocarbures».

Le chef de l’Etat semble revenir à de meilleurs sentiments et à la realpolitik et reconnait pour la première fois depuis son accession au trône qu’il n’est pas en mesure seul de relever tous les défis auxquels est confronté le pays.

Cette conférence nationale de consensus devrait aborder tous les sujets sensibles y compris celui lié à sa maladie puisqu’il le reconnait lui-même : «Bien sûr, je n’ai plus les mêmes forces physiques qu’avant» dit-il.

Aussi suggère-t-il de discuter de tous les sujets sensibles qui fâchent. Dans le même ordre d’idées, il veut aussi donner à l’opposition plus d’espace et de responsabilité au sein du Parlement mais également dans ses activités en dehors de l’enceinte parlementaire.

La convocation d’une conférence nationale regroupant l’ensemble de la classe politique sans exclusive et peut-être sans ordre du jour précis ou imposé est déjà une avancée en soi. Cette condition devra permettre la participation de tous et donner plus de crédit et de crédibilité à cette rencontre historique entre le pouvoir en place et l’opposition politique.

C’est une offre alléchante. Il s’agit selon le président Bouteflika de faire «émerger un consensus patriotique et politique» qui permettra de mieux se mobiliser ensemble pour préserver nos acquis, défendre les intérêts supérieurs et permettre au pays de continuer à progresser dans l’unité et la stabilité : « Aussi, si vous m’honorez de votre confiance précieuse, le mois d’avril prochain, j’inviterai dès cette année toutes les forces politiques, économiques et sociales de la Nation à une Conférence nationale consacrée à la concrétisation du consensus sur les réformes et les changements que notre pays devra engager en vue d’aller plus loin dans la construction de son devenir et de permettre à nos concitoyens de continuer à vivre ensemble, de mieux en mieux, dans la paix et la prospérité» dit-il.

Outre l’élaboration d’une plate forme politique, économique et sociale, la Conférence nationale pourra aussi «proposer un enrichissement profond de la Constitution». Les propositions que dégagera cette Conférence nationale «me seront soumises pour leur concrétisation par les voies appropriées»a-t-il tenu a précise.