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Une étude est en cours d’élaboration: Une nouvelle tarification d’électricité et du gaz pour les nécessiteux

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Le gouvernement étudie une révision de la tarification d’électricité et du gaz, a indiqué samedi dernier le ministre de l’Energie, Mustapha Guitouni :«La question n’est pas posée actuellement, mais le gouvernement étudie, suite à notre proposition, une révision pratique du soutien de cette énergie vitale. Ce soutien doit être dirigée aux couches les plus vulnérables», a-t-il précisé sur les ondes de la radio de Tissemssilt.

Le ministre a rappelé que l’Algérie «a produit, durant la période allant de 2000 jusqu’au début de l’année en cours, quelque 19.000 mégawatts d’électricité. Ce qui a permis de tripler, durant ces deux décennies, la production d’électricité par rapport à la période allant de 1962 à 2000», a-t-il précisé, ajoutant que son secteur compte 100 centrales d’énergie électrique : «Le prix de revient de l’électricité est autour de 12 DA le kilowattheure, tandis que le consommateur le paye à 4 DA», rappelle le ministre de et d’annoncer que le dossier de ciblage des subventions est à l’étude au niveau de son département «pour régler ce problème».

Le premier responsable du secteur trouve le système actuel «anormal», et explique qu’avec le ciblage «celui qui mérite (une bonification) sur la tranche des 125 kWh il est le bienvenue mais celui qui peut payer sa facture, doit payer le juste prix».

Le département de Guitouni envisage d’autres perspectives pour à la fois augmenter la production et réduire la consommation interne pour éviter de sombrer dans des crises énergétiques. En plus des campagnes de sensibilisation, du renforcement de la production des énergies renouvelables qui permettraient d’économiser dans dix ans 15 milliards de m³ et de l’intégration des turbines à vapeur dans les centrales électriques pour réduire de 15% leur consommation de gaz, un plan pour l’urbanisme est, désormais, lancés pour l’investissement dans l’écohabitat.

La rationalisation de la consommation énergétique devient une urgence nationale, particulièrement quand on a appris que le niveau de consommation va augmenter de 50 à 70% d’ici 2028. Si pour le moment l’augmentation des prix de l’électricité n’est pas d’actualité, les autorités écartent toute nouvelle tarification dans l’immédiat, l’éventualité de voir les tarifs revus à la hausse n’est pas elle aussi à écarter.

Guitouni a laissé entendre il y a quelques mois qu’il n’y aura forcément une augmentation des prix de l’électricité : «L’augmentation des prix de l’électricité n’est pas prévue pour l’instant. Mais cela est devenu inévitable», a-t-il indiqué.

Le ministre de l’Energie évoquait une nouvelle tarification. Dans les faits, les prix de l’électricité ont déjà augmenté depuis 2016. Mais l’augmentation concerne jusque-là des taxes et une taxation graduelle selon les paliers. Mais les autorités entendent apparemment se diriger progressivement vers des prix réels. Car, actuellement, les prix de l’électricité sont soutenus par l’Etat.

La société nationale de l’électricité et du gaz, Sonelgaz, s’est toujours plaint des déficits chroniques qui la poursuivent à cause notamment de l’absence de tarifs réels. Ces difficultés sont dues essentiellement au fait que des milliers de citoyens et d’institutions ne paient pas leurs factures.