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Des universités françaises font bloc contre l’augmentation des frais d’inscription pour les étrangers

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La hausse des frais d’inscription pour les étudiants étrangers non-européens, prévue pour la rentrée prochaine en France, mobilise plus que jamais ses opposants et plusieurs universités ont fait savoir qu’elles ne l’appliqueraient pas, jugeant avoir été « prises de court » par cette annonce précipitée, selon les medias locaux.

A quelques jours des nouvelles inscriptions, plus d’une dizaine d’établissements universitaires en France a décidé de ne pas appliquer cette mesure. elles sont actuellement au nombre de 13 à s’opposer, sachant que l’université Clermont-Auvergne est la première à officialiser le 9 janvier son opposition. En effet, la forte hausse annoncée à l’automne par le gouvernement a fait réagir officiellement pour l’instant les universités Paris-Nanterre, Clermont-Auvergne, Aix-Marseille, Toulouse Jean-Jaurès, Lyon-II, Rennes-II, Angers, Le Mans, Tours, Rennes-I, Caen, Rouen et Strasbourg qui font ainsi bloc contre le coût d’une inscription en licence qui passera de 170 euros par an à 2 770 euros et en master (ou doctorat) de 243 euros (ou 380 euros) à 3 770 euros  pour les étudiants non communautaires (hors Union européenne).

 «Nous demandons un retrait de la hausse des frais d’inscription et la mise en place d’une réflexion collective sur l’accueil des étudiants étrangers», a affirmé la chargée de mission formation à l’université Rennes-II, Nadia Dupont, au journal Libération.

Mardi, lors du congrès de l’Université de Strasbourg, le président Michel Deneken a déclaré qu’il n’appliquera pas la hausse des nouveaux droits d’inscriptions des étudiants étrangers.

A l’appel d’un collectif de doctorants et de docteurs, Dicensus, et d’une intersyndicale réunissant la Fédération syndicale unitaire (FSU), la Confédération générale du travail (CGT), Forces ouvrières (FO), Sud, Solidaires étudiants, plus d’une soixantaine de chercheurs, professeurs, doctorants et étudiants de l’Université de Strasbourg, se sont rassemblés pour exprimer leur refus de la hausse des frais d’inscription pour les étudiants étrangers.

La maire de Paris Anne Hidalgo a même adressé une correspondance au Premier ministre pour lui exprimer ses « plus vives inquiétudes ». « Tandis qu’ils sont 67.000 à être aujourd’hui accueillis à Paris, elle me semble ( ) de nature à dissuader, à l’avenir, de nombreux talents d’entamer des démarches d’accès aux études en France », a-t-elle souligné. Alors que ministère de l’Enseignement supérieur exige de ses fonctionnaires « obéissance et loyauté, nombre de responsables d’établissements universitaires jugent cette augmentation « inapplicable et contre-productive ».

Les étudiants algériens en France, concernés également par cette mesure, sont parmi les plus nombreux à étudier en France avec un nombre de 30.521 contre 26.116 en 2017, selon les dernières données de Campus France.