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Inflation de candidats à la présidentielle de 2019: Un scrutin et beaucoup d’interrogations

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Six (6) partis et six (6) indépendants ont retiré les formulaires de candidature pour l’élection présidentielle du 18 avril prochain.

En effet il est fait état de l’enregistrement, à ce jour, de cinq (5) dossiers de candidature de partis politiques, en l’occurrence le Rassemblement Algérien (RA), le Front des Jeunes démocrates pour la Citoyenneté (FJDC), le Front El Moustakbal (Abdelaziz), le parti Ennasr El-Watani et Talaie El Hourriyet (Ali Benflis), outre six personnalités dont Rachid Nekkaz ayant affiché leur  intention de participer à cette élection en tant que candidats indépendants. Mais ils devront au préalable recueillir suffisamment de parrainages pour pouvoir concourir. Ceci en attendant l’annonce prochaine des candidatures de Abderrezak Makri, Mohcine Bellabes, Louisa Hanoune et Moussa Touati sont quasi sûrs d’être présents à cette élection. Le président de AHD 54 Fawzi Rebaine a quant a lui officiellement annoncé ce lundi sa candidature, sa quatrième tentative depuis 2004. D’ici au 5 mars prochain, la date limite, le chiffre peut atteindre allègrement le nombre de 20 candidats.  Ce nombre pléthorique s’il est atteint risque de poser problème car il banalise un scrutin qui devrait être marqué du sceau de la solennité au vu de l’enjeu qu’il porte, à savoir le choix du chef de l’Etat. Celui-ci est la première personnalité du pays, clé de voûte des institutions, autorité morale et politique par excellence pour tout un peuple. La dérive est telle que la classe politique elle-même tire sur la sonnette d’alarme. Elle s’imposera en effet après la présidentielle pour assainir le paysage politique et rendre la démocratie plus crédible. La vitalité démocratique est minée par l’anarchie favorisée par la multiplication sans limites de partis. La pratique politique démocratique est ainsi détournée de son véritable objectif pour servir des intérêts inavouables. Pour l’instant, le président sortant Abdelaziz Bouteflika n’a pas encore affiché ses intentions pour briguer un 5eme mandat consécutif. Mais cette fois-ci la compétition s’annonce d’ores et déjà difficile pour lui après l’annonce de la candidature du général-major à la retraite, Ali Ghediri. Ce dernier vient de bénéficier de l’appui de l’avocat Me Mokrane Aït Larbi qui lui a apporté son soutien via une déclaration publique transmise à la presse : «Si les conditions d’un scrutin loyal, transparent et régulier sont, pour l’instant, loin d’être réunies, la conjoncture impose de sortir des luttes d’appareils, des confrontations claniques et des débats entre initiés pour impliquer le citoyen dans les choix qui engagent son avenir et celui de ses enfants. C’est par la seule voie démocratique et pacifique que le pays pourra éviter le fait accompli des coups de force autoritaires et les dérives aventurières qui risquent d’engendrer des conséquences tragiques», a indiqué Mokrane Aït Larbi. L’avocat affirme avoir eu «plusieurs échanges» avec le candidat «sur les grandes lignes de son projet», a décidé «de participer activement à sa campagne électorale». L’ancien officier supérieur de l’ANP se présentera en tant que candidat indépendant mais sera adoubé par mouvement El Mouwatana. Ali Ghediri qui devrait animer une conférence de presse dans les prochains jours devient ainsi un sérieux candidat pour Bouteflika s’il se présente. Son annonce suscite déjà de l’enthousiasme et de l’engouement, au sein d’une certaine élite et même chez beaucoup de cadres marginalisés. Son programme qui  affiche une rupture totale mais sans la renier avec le passé propose l’instauration d’une II république ou l’Etat de droit ne sera pas vain et ou également toutes les libertés seront respectées mieux valorisées avec en sus une séparation  des pouvoirs, chose qui a manqué depuis l’indépendance de l’Algérie. Une offre alléchante en somme.