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Abdelhak Lamiri, expert en économie : « Si on exporte de l’électricité obtenue à partir du gaz les gains seront minimes »

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L’Express DZ : Le ministre de l’Energie, Mustapha Guitouni, a appelé tous les responsables de Naftal à généraliser les centres de conversion en Gaz de pétrole liquéfié (GPL) à travers le pays pour encourager le recours à cette énergie afin de réduire la facture de l’importation des carburants. Est-ce faisable à votre avis?

MLamiri : Tout ce qui peut être fait dans cette direction est bon. C’est une sage et bonne décision. Maintenant il faut la vendre aux clients. Il faut qu’ils soient persuadés que les bénéfices sont supérieurs aux couts c’est à dire créer un engouement des consommateurs pour faire vraiment la différence. C’est à ce niveau la que tout va se jouer.

L’Algérie est en train de se diriger vers la bourse de l’électricité afin de vendre son excédent en cette énergie pour le Maroc, la Tunisie et l’Europe,  l’Algérie a-t-elle les capacités à votre avis?

Oui on peut créer beaucoup de capacités à exporter mais il faut changer de stratégie. Si on exporte de l’électricité obtenue à partir du gaz les gains seront minimes parce qu’on prend en terme de gaz sera enlevé des quantités à exporter. Les gains existent mais seraient minimes.

Exporter de l’électricité pour compenser les pertes des exportations d’hydrocarbures est-ce que c’est une bonne solution?

Cela n’est pas la solution mais c’est un palliatif. Les quantités seront minimes chaque pays veut avoir un minimum d’indépendance énergétique. Il faut y aller vers cette direction mais ne pas croire que c’est une solution à nos problèmes d’énergies.

Certains spécialistes recommandent plutôt d’aller vers les énergies renouvelables êtes-vous de cet avis?

Il y avait quelques années aucune certitude n’était possible. Maintenant on sait que c’est la solution. La technologie s’est développée et a permis aux renouvelables d’être moins chers. Il faut absolument investir massivement pour des raisons économiques et écologiques. Cette année dans le monde les investissements dans le renouvelable ont été de 55% du total. Pour la première fois le renouvelable devient moins cher. Il faut y aller vite et maintenant.