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Le spectre de la grève plane sur le secteur de l’éducation, des syndicats menacent de relancer leur mouvement de protestation

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Le début de cette nouvelle année 2019 s’annonce difficile pour le secteur de l’éducation. Le secteur va renouer avec la protestation à en croire l’Union nationale du personnel de l’éducation et de la formation (Unpef). Ce dernier a décidé d’organiser une série d’actions de protestation et une grève nationale de tous les corps confondus du secteur. La date et la durée seront fixées lors de la réunion de l’intersyndicale du secteur de l’Eduction prévue le 07 janvier 2019.

Les raisons avancées par le syndicat en question concernent l’usage systématique de la répression pour intimider et même entraver l’activité syndicale.

Les revendications socioprofessionnelles du syndicat sont liées à l’amélioration du pouvoir d’achat, la révision du statut particulier du personnel de l’éducation, l’adoption d’un régime indemnitaire incitatif et la révision de la grille salariale en fonction de l’inflation.

Aussi, l’intersyndicale du secteur de l’éducation revendique également l’intégration des syndicats de l’éducation dans le processus de prise de décision et insiste sur le fait toute forme d’échec enregistré dans
le secteur incombe au ministère de l’Éducation, estimant que le département de Nouria Benghabrit fait toujours cavalier seul dans la prise de décision, notamment du point de vue pédagogique.

Notons que dans un communiqué rendu public le 11 décembre 2018, l’UNPEF, le CNAPESTE, le SNAPEST, le SNTE, le CELA et le SATEF ont annoncé leur décision irrévocable de boycotter, toutes les activités et ainsi que toutes les réunions auxquelles appellera le ministère de l’Education nationale. Cette décision prise, disent-ils, à l’issue d’une réunion tenue le 10 décembre à Alger, est suivie d’une autre résolution bien plus importante.

Les six syndicats ont en effet décidé aussi de se retirer de la « charte d’éthique éducative» signée conjointement avec leur ministère de tutelle en novembre 2015. Ce document vise essentiellement à instaurer un « climat de confiance, d’entente et de stabilité» entre les différentes composantes de la communauté éducative, éviter les grèves et donner la possibilité à Nouria Benghabrit de sortir le secteur de son marasme.