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Une demande sera faite incessamment au gouvernement: Les juifs d’Algérie veulent se recueillir sur les tombes de leurs ancêtres

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Le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, Mohamed Aïssa, a révélé lundi dernier lors du Forum d’El Hiwar, que le grand rabbin de France, Gilles Bernheim, et le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), Franck Touboul, tous les deux originaires d’Oran, ont exprimé le vœu de se recueillir sur des tombes juives en Algérie.

Mohamed Aïssa a précisé «n’avoir reçu aucune demande officielle», assurant que le souhait des deux personnalités juives françaises a été exprimé aux responsables de la Grande mosquée de Paris.

Il ajoutera que le gouvernement algérien prendra une position sur la question s’il est directement saisi. Naturalisés dans leur totalité dès 1870, ces anciens «indigènes» devenus citoyens français auraient, selon l’historien Benjamain Stora, très vite placé la France au cœur de leur identité, se tournant dès lors vers un «judaïsme discret, invisible dans la sociétéfrançaise alors que cette communauté juive est la plus importante deFrance».

L’association Mémoire et traditions des juifs d’Algérie (Morial) vient pourtant d’adresser un courrier au chef de l’Etat algérien Abdelaziz Bouteflika lui demandant l’autorisation pour les juifs d’origine algérienne de se rendre en Algérie, «la terre de nos ancêtres» selon leur propre expression.

Pour l’organisation Morial au contraire, la colonisation a permis aux juifs d’origine algérienne *«de devenir des hommes libres et d’avoir la nationalité française, ce dont nous sommes fiers».

Pour rappel, Mohamed Aïssa avait annoncé la réouverture des lieux du culte juif dès son avènement à la tête du ministère des Affaires religieuses en 2014, mais sans jamais avoir précisé la date. Le ministre avait affirmé, à l’époque, qu’il «n’avait reçu aucune demande» pour la réouverture de la synagogue fermée dans les années 1990 pour des raisons de sécurité.