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Le parti de Benflis pour la tenue de la présidentielle dans les temps impartis

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La tenue de l’élection présidentielle de 2019 dans les temps impartis évitera au pays « une situation d’instabilité », a estimé ce samedi 22 décembre le parti d’Ali Benflis, Le parti est  « convaincu que la tenue d’élections libres, régulières, loyales, transparentes, aux échéances électorales prévues par la Constitution, est de nature à éviter à notre pays le risque d’instabilité et à permettre au peuple algérien d’exprimer souverainement ses choix», indique, Talaie El Hourriyet dans un communiqué sanctionnant les travaux de la réunion mensuelle ordinaire se son bureau politique sous la présidence d’Ali Benflis.

Pour le bureau politique, l’année 2018 s’achève sur une crise politique « aigue », une situation économique « critique avec des indicateurs au rouge ». Une situation « davantage aggravée par la confusion qui règne sur la scène politique » à l’approche de l’échéance des élections présidentielles, rendant l’environnement politique national encore « plus opaque, plus illisible, et plus incertain ». Ce qui et expose le pays à un « risque réel d’instabilité », a-t-il souligné.

Dans cette confusion, le parti est persuadé que les scenarios qui s’élaborent « tentent de sauver le régime politique en place » et lui permettre de sortir de « l’impasse politique actuelle, à son unique avantage », a-t-il précisé.

Le parti « ne peut d’adhérer à une quelconque démarche »

Dans ce sens, le bureau politique rappellera la proposition de son parti de l’ouverture d’un dialogue inclusif pour une sortie de crise consensuelle, et l’initiative de l’opposition, « alors que le  pouvoir politique en place n’a, malheureusement, jamais dénié répondre aux propositions responsables et sérieuses de partis de l’opposition et de personnalités nationales pour une sortie de crise consensuelle, n’hésitant pas à accuser les auteurs de ces initiatives de vouloir semer la fitna  et de tenter de déstabiliser le pays, des cercles de ce même pouvoir politique reconnaissent, aujourd’hui des vertus au dialogue et à la concertation,à quatre mois de l’échéance du mandat présidentiel actuel », a-t-il soutenue .

Dans ce contexte, le parti « refuse d’adhérer à une quelconque démarche », qui risque selon lui « d’aggraver la crise » au lieu d’ouvrir la voie à une solution durable de la crise que vit notre
pays.

Le parti, estime que le dialogue ne peut servir « d’instrument de circonstance » pour assurer « la pérennité du pouvoir politique en place et la perpétuation de la mainmise de forces extraconstitutionnelles sur la décision politique ». Le dialogue n’a donc de sens que s’il met « l’intérêt exclusif du peuple », au-dessus de toute autre considération.

Pour le parti, la finalité du dialogue consiste en « l’instauration progressive d’un Etat de droit » qui, seul, peut assurer la pleine citoyenneté, la légitimité et le fonctionnement harmonieux des institutions de la République.