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Tizi-Ouzou: Père Vincent impose son diktat

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Le responsable de la chapelle de Tizi-Ouzou, Père Vincent, a jugé « indésirable » la présence des journalistes algériens à la cérémonie de recueillement des quatre prêtres assassinés le 27 décembre 1994 à Tizi-Ouzou par un groupe terroriste prévue aujourd’hui au cimetière chrétien de la capitale du Djurdjura.

Père Vincent, de nationalité ougandaise a instruit les autorités algériennes de ne laisser aucun journaliste s’approcher du cimetière où reposent pour l’éternité feus Charles Deckers, Christian Chessel, Alain Dieulangard et Jean Chevillard.

Le premier responsable de la chapelle de Tizi-Ouzou, ignorant sans doute jusqu’à sa moindre signification la législation algérienne et surtout que l’Algérie a arraché son indépendance dès l’année I962, a instruit les autorités que toute présence journalistique algérienne était soumise au préalable à son autorisation.

Cependant, ce n’est pas tant l’ignorance de Père Vincent l’Ougandais qui fait mal, mais le fait que son instruction des plus discutables a été mise à exécution par les autorités algériennes.

En effet, une armada de policiers en faction sur les lieux depuis la matinée et des agents en civil on ne sait quelle est la véritable fonction ont été chargés d’identifier toute personne soupçonnée d’appartenir au monde des médias pour lui signifier ensuite sa présence sur les lieux était soumise à l’autorisation des responsables de la chapelle de Tizi-Ouzou.

C’est là effectivement que le bât blesse.  Et comment ! En premier lieu, il y a de savoir que la gestion des cimetières chrétiens algériens se fait selon la législation algérienne. En deuxième lieu, l’accréditation des journalistes sur les lieux de l’événement ne dépend aucunement de la compétence des responsables de la chapelle.

En définitive, il est à se demander quelle est la véritable mission de Père Vincent l’Ougandais. Si c’est pour servir Dieu, force est de penser qu’il le sert d’une drôle de façon. Sinon comment interdire aux journalistes de couvrir un événement d’une telle dimension? Certainement que le Vatican ne serait pas content lorsqu’il découvrira que son petit Prêtre de Tizi-Ouzou ne sert pas comme il se doit le christianisme, la voie catholique notamment.

Notons également que les familles et proches de ces quatre prêtres assassinés en 1994 doivent savoir que c’est Père Vincent l’Ougandais qui n’a pas voulu que leurs noms et la cause qu’ils ont servie tout au long de leur vie soient connus du public algérien.

Concluons enfin que père Vincent l’Ougandais n’est certainement pas l’homme qu’il faut pour représenter le monde catholique de Tizi-Ouzou.