Le syndicat d’entreprise fait son apparition au sein de la presse écrite: Une section syndicale à El Watan

Saïd Farhi Le


Presque trente ans après sa création (en 1990) le journal El Watan est désormais doté d’une nouvelle section syndicale qui a vu le jour ce dimanche au terme d’une longue procédure.

L’express DZ magazine est désormais disponible sur les étals

Le collectif du quotidien francophone El Watan a élu, sa première section syndicale, lit-on dans un entrefilet paru en page 24 dans l’édition de mardi.

Trois journalistes ont été élus délégués du syndicat d’entreprise : il s’agit de Salima Tlemçani, Mohand Aziri et Mokrane Aït Ouarabi. 

Des délégués que les travailleurs des différents services de la SPA El Watan ont plébiscités avec une écrasante majorité. 

Un PV de constitution du syndicat a été dressé par l’Union locale de l’UGTA, Sidi M’hamed.

La section est constituée pour défendre sans relâche les intérêts matériels et moraux des travailleurs, lit-on encore.

Auparavant le journal arabophone El Mihwar s’est également doté d’une section syndicale ce qui porte à cinq (5) (Liberté, El Khabar, Le Soir d’Algérie, El Watan et El Mihwar) le nombre de syndicats d’entreprises au sein de la presse écrite.

Le Syndicat national des journalistes (SNJ) est pour l’instant la seule organisation professionnelle. Une nouvelle entité a été lancée récemment par des journalistes pour créer un syndicat national regroupant l’ensemble des journalistes issus de la presse écrite, audiovisuelle et radio.

Créé depuis près de deux décennies, le SNJ est dirigé par un seul membre issu bureau exécutif national qui a pris l’intérim de l’ex SG, Rabah Abdallah, démissionnaire a la fin des années 90. A l’heure actuelle le SG par intérim refuse de convoquée un congrès extraordinaire pour renouveler les instances dirigeantes et choisir une nouvelle direction.

Cette organisation qui devait jouer un rôle très important est loin de se soucier des droits des journalistes. Pourtant la presse écrite se porte mal et vit une crise d’adolescent la plus grave de sa jeune histoire.

Sur ces difficultés, voire cette crise, il faudra revenir longuement. Aujourd’hui, la presse algérienne s’est essoufflée. Sur les cent titres enregistrés, une dizaine seulement subsiste à l’heure actuelle tandis qu’aucune station de radio privée n’a encore reçu l’autorisation d’émettre.

Le pluralisme médiatique semble touché par un mal étrange qui l’empêche de se développer comme il le devrait.

Aux obstacles économiques, juridiques et politiques est venu se greffer la fragilité de l’assise démocratique et des limites d’un changement que, dans l’enthousiasme des débuts, on a peut-être un peu vite qualifié d’exemplaire.

Aujourd‘hui, les journalistes ont l’intime conviction que l’évidente mauvaise volonté des dirigeants à ce sujet participe d’une stratégie globale qui vise à étouffer la trop grande liberté de ton qui règne dans les médias.


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