Un matériel pour son usine de Larbaa saisi sans motif: Rebrab victime d’une conspiration ?

Saïd Farhi Le


Le groupe Cevital est il victime d’une conspiration exécutée de main de maître par une «main invisible» comme le soupçonne son patron Issad Rebrab ?

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C’est en tout cas ce qui ressort des deux opérations de blocages de machines importées d’Europe et destinées au groupe pour ses usines de Bejaia (usine de trituration de graines oléagineuses) et de Larbaa à Alger (membranes).

Une machine destinée à l’usine d’EvCon Industry, filiale du premier groupe Cevital, est bloquée de manière depuis juillet dernier au niveau du port sec de Rouiba.

Le tribunal de Boudouaou (Boumerdès) a émis, le 27 novembre dernier une formule exécutoire en référé obligeant l’administration des douanes de restituer la machine d’EvCon industrie, ayant conclu par deux expertises différentes que son prix déclaré correspond à sa valeur réelle.

Or le receveur des douanes de Boumerdes refuse d’exécuter une décision claire de la justice. L’administration des douanes compte déposer un dossier sur le fond auprès du tribunal de Boudouaou.

Intervenant ce lundi matin sur une chaîne de télévision privée, Djamel Brika, le directeur de la communication de la Direction générale des douanes algériennes, affirme qu’il «n’y a pas de décision définitive de la justice, justifiant selon lui le refus des douanes d’appliquer une formule exécutoire de la justice. Il y a une décision de la justice, mais elle n’est pas définitive. Nous avons donc fait appel», a-t-il déclaré.  

Cevital a répondu le 2 décembre à la direction générale des Douanes qui avait expliqué le refus de ses services d’appliquer une décision de justice rendue en faveur du groupe privé par le fait qu’il s’agissait d’un «jugement préliminaire» et «non définitif». 

Le groupe agroalimentaire rappelle qu’il s’agit d’un jugement exécutoire rendu en référé. La direction des Douanes est donc tenue d’abord d’exécuter la décision de justice avant de faire appel si elle le souhaite. « Le jugement a été rendu en référé car il y a urgence en ce sens que s’il ne sort pas dans les délais, le matériel en question risque une sérieuse détérioration », explique le groupe Cevital. 

Le groupe Cevital, a démenti arguments à l’appui que le jugement dit qu’il y a deux experts indépendants qui ont prouvé qu’il s’agit d’un prototype, un équipement fabriqué exclusivement pour Cevital et que son prix déclaré correspond à sa valeur réelle : «C’est une machine unique au monde. C’est une machine qui n’a pas de point de comparaison, comme le prouvent deux experts judiciaires. Sur quels éléments donc se base la Douane pour dire qu’il y a une possible surfacturation ? Le tribunal a d’ailleurs écarté la première expertise demandée par la Douane parce qu’elle était superficielle et imprécise. Le premier expert s’est complètement trompé de machine, il a confondu la nôtre avec une extrudeuse », affirme le premier groupe privé national qui se demande « quel autre intérêt ont les Douanes à dire cela, si ce n’est de bloquer un projet qui devrait générer à l’export 15 milliards d’euros par an, soit 30 millions d’euros pour chacun des 500 centres de production que nous comptons installer» indique le groupe.


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