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Bouteflika évoque des « manœuvres aux desseins inavouées » qui guettent le pays

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Le président Bouteflika a évoqué ce mercredi 28 novembre, « des manœuvres politiciennes aux desseins inavoués qui guettent le pays». « Les manœuvres politiciennes que nous observons à l’approche de chaque échéance cruciale pour le peuple algérien est la preuve tangible de ces intentions inavouées, qui s’éclipsent dès que notre valeureux peuple leur tourne le dos », a t-il indiqué dans un message adressé au participants à la réunion Gouvernement-walis à Alger, lu en son nom par le Secrétaire général de la présidence de la République, Habba Okbi.

Pour Bouteflika, « si certains réduisent les enjeux du présent et de l’avenir au changement et à la succession des responsables et des personnes, et entreprennent, pour des raisons obscures, de propager cette idée », a-t-il souligné, expliquant dans ce sens que « l’enjeu est beaucoup plus grand ».

Le chef de l’Etat a également évoqué dans son message, « des aventuristes » qui font dans la « promotion de la culture de l’oubli, du déni et de la négation ». Pour lui « ils ne sauront jamais des forces de construction et d’édification ». « Bien au contraire, ils dissimulent les faucilles du massacre, qu’ils n’hésiteront pas à utiliser pour faire basculer le pays dans l’inconnu », a-t-il soutenu.

Et de poursuivre qu’il est normal que la stabilité du pays soit « ciblée par des cercles de prédateurs et de cellules dormantes qui s’acharnent à attenter à sa crédibilité et à la volonté de ses enfants », a-t-il souligné.

L’atteinte à la stabilité des institutions, une atteinte à la Constitution

D’après lui tout ce qui a été réalisé et accompli jusqu’à présent « n’est qu’une étape dans un long processus ». Car a-t-il insisté « oui, de nombreux défis nous attendent et nous ne pouvons, après toutes ces réalisations, nous attarder sur des thèses pessimistes et défaitistes, qui n’ont d’objectif que de freiner notre marche ».

Le président Bouteflika considère en outre que « toute atteinte à la stabilité des institutions de l’Etat est une atteinte à la Constitution » et à l’un « des piliers de ce pays inexpugnable qui nous réunit et nous protège contre les visées des haineux », a-t-il ajouté .

A cet effet, il appelle à « défendre des institutions de la République » qui est un devoir de tout un chacun, dira-t-il, afin « barrer la route à toute tentative de leur instrumentalisation pour de funestes visées ou pour leur déstabilisation ».

Lutter contre les éléments dévoyés, la corruption  

Bouteflika constate également « la propagation, dans la société, de fléaux représentés par des parasites handicapant pour vous et sabordant vos efforts à des fins malveillantes, et qui s’appliquent, sans vergogne aucune, à imposer des pratiques répréhensibles et condamnables par la loi et la morale ».

 Il s’agit selon lui,  de la « corruption, le clientélisme et la bureaucratie », ses pratiques, sont  les « maux les plus dangereux » qui rongent notre société, qui constituent « les plus grands défis auxquels notre pays fait face à l’heure actuelle » et auxquelles, il faut rester « intransigeants », que chacun « doit combattre de toutes ses forces et par tous les moyens de dissuasion, et soyez assuré de tout mon soutien ».

« Vous êtes confrontez quotidiennement et continuellement aux tentatives » de « ces éléments dévoyés », qui ne laissent passer aucune occasion « dans vos programmes d’action sans essayer de l’exploiter afin de réaliser leurs viles fins dans les différents secteurs d’activité », a-t-il ajouté.

Il  voit en ces agissements des entraves à « la concrétisation des objectifs escomptés de notre stratégie et la détourne de sa trajectoire », ce qui  porte ainsi atteinte à « la crédibilité de l’action du pouvoir public ».

La solution réside selon lui, dans « l’éradication de ce mal incurable qui tend à se propager davantage ». Aussi, « autant est-il attendu de vous la matérialisation des grands objectifs de notre politique publique, que leur immunisation contre les manœuvres de cette espèce perfide qui n’a cure des souffrances, attentes et aspirations de nos concitoyens, ni des ambitions de notre pays, et qui n’agit que par pur égoïsme et sordides intérêts ».

Pour  le chef de l’Etat les concitoyens ne sont découragés que par « les manœuvres infâmes et les manigances dans lesquels certains se positionnent en spectateur guetteur ou en conspirateur, malgré qu’elles ciblent notre peuple et pays ».

Bouteflika considère que rôle pivot des représentants du pouvoir public notamment les commis de l’Etat, consiste à soutenir le citoyen « dans l’application de la loi », et dans la « préservation de ses institutions et la consolidation de sa stabilité ».