Kouninef
Reda Kouninef

Le groupe Kouninef aurait été inclus dans le projet du futur Port Centre d’El-Hamdania (Cherchell, wilaya de Tipasa), à hauteur de 20% en remplacement du groupe ETRHB propriété de Ali Haddad selon des sources crédibles.

Le groupe Kouninef s’occupera de la partie génie civile. En plus de l’Etat algérien qui est également actionnaire via l’entreprise de gestion des ports et de pêches (EGPP) la Chine est le troisième partenaire dans ce projet Le coût de réalisation globale est estimé à 3,3 milliards de dollars.L’avant-projet détaillé du futur Port Centre d’El-Hamdania (Cherchell, wilaya de Tipasa), a été validé après l’approfondissement de ses études.

Ce projet qui devra être livré d’ici au mois de mars 2019, selon les prévisions des entreprises en charge des travaux sera financé par un prêt de l’Etat chinois. Cette infrastructure portuaire sera financée dans le cadre d’un crédit chinois à long terme.

D’une capacité de 25 millions de tonnes par an, le futur port, selon les autorités algériennes, permettra le transit  d’un grand volume de trafic conteneurs prévu au niveau du futur port commercial du Centre d’El Hamdania, à Cherchell, habilite ce dernier à figurer parmi les 30 plus grands ports au monde.

Le groupement des entreprises réalisatrices est installé à El-Hamdania, où se poursuit la libération des assiettes foncières nécessaires pour le projet ainsi que les circuits routiers devant relier cette infrastructure portuaire à l’autoroute Est-Ouest sur une distance de 35 km, ainsi qu’aux lignes ferroviaires sur une distance de 24 km.

Le port centre va alléger la pression sur les ports du centre du pays et réduire les coûts logistiques, en rappelant que ces coûts constituent en Algérie environ 35% du coût des produits contre 15% en moyenne dans le monde.

Pour rappel, la réalisation de ce projet a été confiée à une société mixte de droit algérien composée du groupe public des services portuaires et de deux compagnies chinoises que sont CSCEC (China state construction corporation) et CHEC (China harbour engineering company). Régie par la règle 51/49%, cette société mixte est chargée de réaliser les travaux d’études, de construction, d’exploitation et de gestion de cette infrastructure portuaire.

Le projet, d’un coût global de 3,3 milliards de dollars, sera financé dans le cadre d’un crédit chinois à long terme. Le délai total de réalisation du projet est de sept (7) ans, mais le projet sera progressivement mis en service.

Pour le financement de la première phase de ce projet, le texte de loi de finances 2018 a consacré un budget de 150 milliards de DA. Avec 20 mètres de tirant d’eau (hauteur de la partie immergée d’un bateau) ce port en eau profonde sera réalisé non seulement pour le commerce national par voie maritime mais aussi en tant que hub pour les échanges au niveau régional.

Il disposera de 23 quais d’une capacité de traitement de 6,5 millions de conteneurs et de 25,7 millions de tonnes/an de marchandises générales.

Il sera aussi un pôle de développement industriel, relié aux réseaux ferroviaire et autoroutier et bénéficiant, dans sa proximité immédiate, de deux sites totalisant 2.000 hectares destinés à accueillir des projets industriels.

Le trafic portuaire de marchandises dans la région centre du pays devrait atteindre, à l’horizon 2050, un volume de 35 millions de tonnes de marchandises/an et deux (2) millions de conteneurs de 20 pieds annuellement, contre 10,5 millions de tonnes traités actuellement par les ports d’Alger et de Ténès.