Il ne se présentera pas a la présidentielle de 2019: Benflis refuse de jouer aux lièvres

Saïd Farhi Le


Le président de Talai El Houriat Ali Benflis

L'ancien Chef du gouvernement Ali Benflis, a annoncé  via le porte parole du parti Talaiet El Hourriet Ahmed Adhimi qu'il ne prendra pas part à la course à la présidentielle.

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Selon le porte parole du parti Ahmed Adhimi, porte-parole Ali Benflis «ne se portera pas candidat contre le président Bouteflika en 2019» dans un entretien à un site électronique. 

Le désistement de ce candidat a laissé les citoyens perplexes. Car plus d’un n’ont pas manqué de se tourner la tête pour comprendre comment quelqu’un qui a été par deux fois en 2004 et 2014 un rival de Bouteflika jette aussi facilement l’éponge.

Cependant, dans les raisons avancées pour son désistement, le porte-parole du parti indique que si le président Bouteflika se porte candidat à sa propre succession en 2019, Benflis «ne prendra pas part à ce scrutin». Selon lui, «Benflis ne sera le rival d’aucun candidat parrainé par le pouvoir, parce que ce dernier n’a pas de candidat intègre et parce que le jeu démocratique ne sera pas respecté».

Si, par contre, ajoute ce responsable, «nous remarquons que le système prenne enfin conscience des dangers qui guettent ce pays, de la gravité de ces choix, si nous constatons une volonté de sa part de faire un pas vers la construction d’un État démocratique, Talaie El Hourriyet convoquera une réunion extraordinaire de son Comité central pour examiner l’éventualité de prendre part aux prochaines présidentielles» dit-il.

Ce responsable laisse donc la porte ouverte si au cas où le président Bouteflika ne briguera pas un cinquième mandat.

D’autres candidats devraient également jeter l’éponge avant même la confirmation des candidatures retenues. Après Soufiane Djilali de Jil Jadid, qui a décidé de ne pas prendre part Ali Benflis lui emboîte le pas et annonce, lui aussi, son retrait de la course à la présidentielle.

Du coté de la majorité présidentielle les choses vont en s’accélérant. La wilaya d’Alger a organisé hier un «spectacle» auquel ont pris part beaucoup de gens du monde à la fois politique, associatif et sportif. Officiellement, c’est une festivité de célébration du 64e anniversaire du déclenchement de la Guerre de libération nationale. Fanions, t-shirt et casquettes à l’effigie du président Bouteflika et portraits géants du président ont été accrochés partout, à l’intérieur comme à l’extérieur de cette salle. Des moyens de transport ont été mobilisés pour faire venir des gens de toutes les communes d’Alger.

Lors de cet événement, la wilaya d’Alger a mis en avant les grandes et multiples réalisations du président Bouteflika dans la capitale depuis son accession au pouvoir en 1999. Du logement aux grands axes routiers, en passant par la grande mosquée d’Alger, le métro et le tramway, les réalisations du chef de l’Etat seront donc énumérées en cette circonstance.

Du SG du FLN au SG de l’UGTA, en passant par TAJ, les soutiens du cinquième mandat se sont mis en ordre de bataille. Le ministre de la Justice, Tayeb Louh s’exprimant hier devant des représentants de la société civile, à Oran a prononcé une allocution dans laquelle il a indiqué, entre autre, que «le président Bouteflika a dirigé le pays dans des conditions difficiles, à plusieurs niveaux». Il ajoutera que les réalisations du président Bouteflika «sont palpables et mesurables sur le terrain et personne ne peut les nier.

Le ministre soulignera aussi la proximité du président Bouteflika avec le peuple, prenant comme exemple sa décision d'annuler «les taxes et impôts contenus dans le projet de loi de finance complémentaire de 2018 ».


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